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Une augmentation des GES de 1,7 % au Canada

Le pipeline pollue moins que le train, affirme Énergie Est

Une augmentation des GES de 1,7 % au Canada
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Racine

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Les émissions de gaz à effet de serre (GES) augmenteraient de 1,7 % au Canada avec le projet d'oléoduc Énergie Est, selon l'évaluation de la firme privée Navius Research, présentée hier lors des audiences publiques sur l'environnement.

En soirée, les travaux portaient sur les scénarios d’émissions de GES associés à la présence d’une nouvelle infrastructure de transport du pétrole.

Le promoteur du projet s'est défendu en expliquant notamment que le pipeline émet moins de GES que le rail.

«Énergie Est n'est qu'un transporteur de pétrole qui répond aux besoins des consommateurs», a souligné le vice-président Louis Bergeron.

L'ancienne ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet a assisté aux travaux de la commission.

Une augmentation des GES de 1,7 % au Canada
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Racine

«C'est vraiment un faux débat. Pour les entreprises pétrolières des sables bitumineux, c'est un et l'autre. Mais pour nous, c'est ni l'un, ni l'autre. Il n'y a aucune raison d'accepter que le Québec devienne une autoroute d'exportation des sables bitumineux et de prendre tous les risques.»

Selon la députée péquiste de Vachon, TransCanada devra aussi se soumettre aux lois provinciales.

Une facture de 619 M$

Les coûts du pire scénario d'un déversement dans la rivière Etchemin s’élèveraient à 619 M$, une facture qui serait assumée entièrement par Énergie Est.

Cette évaluation hypothétique a été considérée comme conservatrice par le promoteur du projet de pipeline.

À titre de comparaison, les coûts de récupération liés au déversement réel de 3,2 millions de litres de pétrole dans la rivière Kalamazoo, au Michigan, s’élèvent à 1,2 G$ jusqu’à maintenant.

La part la plus importante des coûts est celle liée aux dommages directs causés aux tiers, qui s’élève à 305,7 M$. Ces dommages comprennent la perte d’activités commerciales, les dommages aux propriétés et les amendes potentielles.

Viennent ensuite les coûts d’intervention d’urgence de 203,8 M$ et en dernier lieu, les coûts de restauration de l’environnement de 109,3 M$.

À Lac-Mégantic

TransCanada affirme que l’entreprise paiera pour toute restauration environnementale ou pour tout dégât matériel. Énergie Est aurait également une responsabilité absolue en cas de déversement.

Au Canada, la Loi sur la sûreté des pipelines, qui entrera en vigueur en juin, renforce d'ailleurs le principe pollueur-payeur.

D'autres chiffres ont été fournis par le gouvernement du Québec hier. Selon Denis Landry, directeur du rétablissement au ministère de la Sécurité publique, les coûts associés à la tragédie de Lac-Mégantic, sont estimés à 389 M$. Ce montant ne comprend pas les coûts sociaux ou les coûts des poursuites judiciaires.

Ce montant est également distinct des 460 M$ du Fonds d'indemnisation mis sur pied dans le cadre des procédures de faillite de la Montréal Maine et Atlantic railways.

– Avec la collaboration de Diane Tremblay