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Le mandat du Commissaire à la santé aboli

Robert Salois
Photo d'archives Robert Salois

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Le ministre Gaétan Barrette met fin au mandat du Commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois, qui était à la tête d’un organisme indépendant de l’appareil gouvernemental.

M. Salois a appris la nouvelle peu de temps avant le dépôt du budget Leitao de jeudi, qui annonçait l’abrogation de la Loi sur le Commissaire à la santé et au bien-être, dont les activités seront confiées au ministère de la Santé et à l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS).

En poste depuis août 2006, le commissaire Salois n’a pas voulu commenter vendredi. Il fera une déclaration officielle lundi, indique-t-on à son bureau. Chose certaine, c’est la consternation au sein de la petite équipe composée d’une douzaine de personnes qui travaillent à la publication d’un prochain rapport sur le vieillissement de la population.

«Autoévaluation»

«Les rôles et responsabilités du commissaire seront maintenus, mais assumés par le ministère de la Santé et l’INESSS. Les détails de cette intégration seront connus dans le projet de loi qui fera suite au budget», précise l’attachée de presse du ministre Barrette, Julie White.

Le directeur général du Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU), Pierre Blain, se dit pour sa part très étonné qu’au moment où l’on cherche des gains d’optimisation, le ministre abolisse un organisme indépendant qui évalue justement la performance du réseau de la santé. «M. Salois donne des avis éclairés et neutres, surtout. En transférant ces activités au ministère de la Santé, ce dernier s’autoévaluera. C’est le commissaire Salois qui a amorcé la démarche sur le coût des médicaments. Une expertise très intéressante risque de disparaître», déplore M. Blain.

M. Salois a vu son mandat de cinq ans renouvelé en août 2011. Il disposait d’un budget annuel de 2,7 millions de dollars.