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Revelstoke, la ruée vers l’Ouest

Pour atteindre les bols alpins, skieurs et planchistes retirent leur équipement pour entreprendre une faible montée d'une quinzaine de minutes. Pour atteindre le Subpeak et le mont Mackenzie (2466 m), comme sur cette photo, la montée est plus exigeante.
Photo Ève Lévesque Pour atteindre les bols alpins, skieurs et planchistes retirent leur équipement pour entreprendre une faible montée d'une quinzaine de minutes. Pour atteindre le Subpeak et le mont Mackenzie (2466 m), comme sur cette photo, la montée est plus exigeante.

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REVELSTOKE, Colombie-Britannique | Une montagne aux flans abrupts et boisés, une météo tempérée et de la neige jusqu’aux genoux...pas étonnant que des dizaines de Québécois aient élu domicile dans le petit village de Revelstoke, véritable joyau pour skieurs aguerris dans l’est de la Colombie-Britannique.

 

 

Tandis que la saison de ski se termine ici après avoir été décevante dans plusieurs régions de la province, le sommet de Revelstoke ne cesse de se couvrir de flocons.

Logé dans les Selkirk, chaîne de montagnes surtout connue par les amateurs d’héliski et qui s’étend depuis l’Idaho, il y tombe en moyenne 1000 centimètres de neige annuellement.

La vue sur le fleuve Columbia, lorsque la vallée n'est pas recouverte de brume.
Photo Ève Lévesque
La vue sur le fleuve Columbia, lorsque la vallée n'est pas recouverte de brume.

Véritable drogue pour les chasseurs de poudreuse, la moindre averse vous poussera à mener vos skis là où personne n’est encore passé. Et la seule chose à laquelle vous penserez une fois en bas, ce sera de remonter.

Même si le dénivelé de 1713 mètres est le plus important en Amérique du Nord, une variété de pentes plus ou moins à pic est accessible, mais le terrain s’adresse principalement aux skieurs avancés.

Avant 2007, l’immense terrain de jeu n’était accessible qu’en ski-chenilllette (catski), en hélicoptère, ou à pied. En plus de la présence de compagnies qui offrent toujours ces alternatives, deux gondoles et deux télésièges y sont installés. Et l’aspect brut qui donnait aux skieurs et planchistes aventureux d’avoir l’impression d’avoir la montagne pour eux seuls demeure.

Les pentes abruptes et les falaises sont partout sur l’autre versant de la montagne.
Photo Ève Lévesque
Les pentes abruptes et les falaises sont partout sur l’autre versant de la montagne.

Revelstoke offre deux bols alpins, le North Bowl et le Greely Bowl, où un vent doux pousse continuellement la neige. Ces bols de neige sont peu fréquentés et laissent encore le loisir de créer ses propres traces.

Le Québec dans l’Ouest

Que ce soit la température, qui oscille autour de -10 degrés Celsius au sommet et 0 à la base, le manteau d’une blancheur exceptionnelle qui enveloppe les montagnes ou le rythme de vie dicté par la nature qui les ont attirés, les Québécois sont partout à Revelstoke.

Au bas de la montagne, un restaurant, un pub et un café permettent de savourer une bière locale avec une vue magnifique.
Photo Ève Lévesque
Au bas de la montagne, un restaurant, un pub et un café permettent de savourer une bière locale avec une vue magnifique.

En arrivant au comptoir de locations de ski, il y a de très fortes chances que vous soyez servis par un Trifluvien ou un Lavallois qui ont quitté le Québec pour l’Ouest lors d’un été d’adolescence et qui ne sont jamais revenus. Même chose au restaurant ou dans les boutiques de vêtements établies au village.

S’y rendre

Pour les vols atterrissant à Kelowna, l’aéroport le plus près situé à une centaine de kilomètres au sud, des trajets en autobus ou minibus, opérés par une compagnie privée, sont disponibles.

La présence d’une navette reliant le village au centre de ski évite aux touristes d’avoir besoin de louer un véhicule.

Sur la photo, Jared Onions de La Baguette, prépare des sandwichs et des burgers pour les skieurs affamés, à plus de 1000 m d’altitude.
Photo Ève Lévesque
Sur la photo, Jared Onions de La Baguette, prépare des sandwichs et des burgers pour les skieurs affamés, à plus de 1000 m d’altitude.

À noter que sur place, une minuscule entreprise de location de voiture offre un petit nombre de véhicules à louer. Si louer une voiture est tentant durant une journée de repos, mieux vaut réserver à l’avance.

La saison s’y termine le 10 avril. Il reste donc encore quelques jours pour aller goûter à la dernière centaine de centimètres de neige fraîchement tombée et profiter de ce secret bien gardé. Sans changement de devises à faire et avec la fréquence des vols reliant Montréal et Kelowna, le voyage pour quelques jours de skis peut facilement s’organiser.

L’avant et l’après-ski

REVELSTOKE, Colombie-Britannique | Le week-end, dès 8 h, une file pour accéder à la première gondole à la base de la montagne, qui prend les premiers skieurs — les vrais de vrais — à 8 h 30. La semaine est moins achalandée. Les restaurants du centre de villégiature ouvrent leurs portes vers 7 h et plusieurs skieurs prennent un café et un muffin à La Baguette, une petite chaîne de café fondée par des Québécois et dont une succursale est aussi établie dans le village, et dégustent le tout dans la file.

Après une grosse journée sur les pistes en altitude, les gondoles sont souvent le meilleur moyen d’éviter les conditions printanières des fins de pentes. Elles permettent d’admirer les montagnes et la rivière Columbia qui fait son chemin à travers les villages, tout en se reposant les jambes.

Pour l’après-ski, le centre de villégiature offre un restaurant et un pub. Mais plusieurs skieurs et planchistes reprennent la navette vers le village pour aller y souper ou boire une bière.

Parmi les mieux cotés, le 112 Steakhouse où la viande est à l’honneur, le Woolsey Creek, détenu par des Québécois et qui sert de la cuisine de bistro, la microbrasserie Craft Bierhaus et le Kawakubo, pour les amateurs de sushis.

Et si vous ne pouvez pas manquer le match du Canadien, Nicolas Caron, propriétaire de Nico’s pizzeria, diffuse dans son restaurant les joutes de la Sainte-Flanelle.