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Les gens d’affaires interpellés

Des efforts seront déployés par le trio de gestionnaires des Saguenéens

Marc Denis, Yanick Jean, Richard Létourneau et Jean-François Abraham étaient les conférenciers invités par la Chambre de commerce du Saguenay, lundi. Ils posent ici en compagnie de Julie Boulianne, qui a remporté un chandail des Saguenéens.
Photo courtoisie Marc Denis, Yanick Jean, Richard Létourneau et Jean-François Abraham étaient les conférenciers invités par la Chambre de commerce du Saguenay, lundi. Ils posent ici en compagnie de Julie Boulianne, qui a remporté un chandail des Saguenéens.

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Impliquer davantage la communauté d’affaires. Tel est le mandat du nouveau groupe de gestionnaires des Saguenéens de Chicoutimi.

«Le plus gros défi de la nouvelle direction, ça va être de s’organiser pour aller chercher un sentiment d’appartenance avec la communauté d’affaires pour que les gens soient tous en arrière des Saguenéens. Ce qu’on appelle, dans le fond, le love money, c’est-à-dire d’essayer d’être capable d’avoir un lien qui unit la communauté d’affaires avec les Saguenéens. C’est la seule façon que l’équipe va pouvoir être représentative et qu’on va être capable d’avoir une pérennité. C’est sûr que ça, ce n’est pas juste des vœux pieux. C’est à la direction des Saguenéens de faire les efforts pour mettre ça en marche», a affirmé le président du comité de gestion, Richard Létourneau, lundi, lors d’un dîner-conférence de la Chambre de commerce du Saguenay organisé pour parler des impacts socio-économiques de la présence d’une équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec dans la région.

Attirer les spectateurs

Depuis leur arrivée en poste en novembre, les nouveaux gestionnaires ont établi comme priorité d’attirer plus de monde dans les gradins du centre Georges-Vézina; en commençant par ramener le sentiment d’appartenance chez les joueurs et les partisans.

Cette saison, l’assistance moyenne à domicile est passée de 1800 spectateurs, pour les dix premiers matchs, à plus de 2300 spectateurs, pour les 24 derniers. Une augmentation due notamment aux 325 billets de demi-saison qui ont été vendus.

Saison difficile aux guichets

La campagne 2015-2016 a tout de même été laborieuse aux guichets pour les Saguenéens, alors que seulement 75 111 personnes ont franchi les tourniquets du centre Georges-Vézina, le pire total d’assistance en 15 ans.

«75 000 spectateurs, c’est une mauvaise année. 75 000 personnes qui viennent année après année au centre Georges-Vézina, et là, on parle au bas mot, c’est la visibilité, l’association, qui est disponible pour la communauté d’affaires dans l’avenir des Saguenéens. C’est aussi d’associer son nom aux valeurs véhiculées par l’équipe et qui vont demeurer longtemps pour les jeunes», a mentionné le vice-président hockey, Marc Denis, qui était présent à l’hôtel Le Montagnais, tout comme Jean-François Abraham (vice-président opérations) et Yanick Jean (entraîneur-chef et directeur-gérant).

 

Des gestionnaires attachés à la cause

 

Même si leur contrat pour la gestion des Saguenéens se termine le 31 juillet prochain, Richard Létourneau, Jean-François Abraham et Marc Denis travaillent comme s’ils étaient là à long terme.

Ces derniers veulent rencontrer la Ville de Saguenay dans les prochaines semaines pour émettre leurs suggestions concernant le futur de la concession.

«D’une façon ou d’une autre, il ne faut surtout pas avoir une gestion à courte vue. Je pense que ce qu’on essaye de démontrer, c’est qu’on le fait pour la cause. On est là pour les Saguenéens avec un grand “S”. On n’est pas là pour nous autres. Donc, qu’on soit là ou non l’année prochaine, ce qui est important, c’est que le club soit là, qu’il y ait du monde dans l’aréna et qu’on ait une bonne équipe de hockey», a indiqué Richard Létourneau en mêlée de presse.

Sentiments d’appartenance

Pour avoir un bon club, les joueurs doivent grandir au sein de l’organisation.

«Comment on fait pour développer un sentiment d’appartenance? Il faut premièrement le véhiculer avec nos joueurs. Pour développer ce sentiment d’appartenance avec les joueurs, tu ne peux pas aller chercher des joueurs aux quatre coins de la Ligue de hockey junior majeur du Québec à tout moment. Il faut arrêter de vivre avec des échanges. Il faut repêcher, développer et amener nos joueurs à maturité, a soutenu l’instructeur-chef et directeur général des Bleus, Yanick Jean, lors de son allocution. La journée où on va réussir à avoir 15, 16, 17 joueurs, année après année, qui ont été repêchés, qui ont grandi dans notre organisation et qui sont fiers de porter les couleurs des Saguenéens, on va avoir une équipe solide année après année.»