/news/health
Navigation

Cri du cœur pour sauver la clinique SABSA

Québec refuse de financer ce service d’infirmières

Isabelle Têtu, infirmière praticienne spécialisée à la clinique SABSA, entourée de la députée péquiste Diane Lamarre et d'Amir Khadir, de Québec Solidaire.
PHOTO JOHANNE ROY Isabelle Têtu, infirmière praticienne spécialisée à la clinique SABSA, entourée de la députée péquiste Diane Lamarre et d'Amir Khadir, de Québec Solidaire.

Coup d'oeil sur cet article

La fermeture de la clinique d’infirmières SABSA aura des conséquences majeures sur les familles et les clientèles vulnérables de la Basse-Ville de Québec, appréhendent des parlementaires qui ont joint leurs voix, mardi, à celle de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

La présidente de la FIQ, Régine Laurent, implore les membres du gouvernement libéral de faire entendre raison au ministre Barrette afin qu’il accorde le financement nécessaire à la survie de cette clinique de proximité sans médecin.

«C’est un modèle de clinique qui répond aux besoins de la population de Saint-Roch et de Saint-Sauveur. Au moment où on annonce de nouvelles coupes dans le réseau de la santé, le refus du ministre Barrette ne s’explique pas», a soulevé Mme Laurent, entourée des députées de Taschereau et Taillon, Agnès Maltais et Diane Lamarre, ainsi que du député de Mercier, Amir Khadir.

Patients orphelins

Créée en 2011, la Coopérative SABSA fermera ses portes le 1er mai, n’ayant aucune aide gouvernementale. Ce sont 1500 patients défavorisés du quartier, dont plusieurs marginaux qui ne s’adressent pas aux cliniques traditionnelles, qui se retrouveront orphelins.

Infirmière praticienne spécialisée, Isabelle Têtu se démène depuis des mois afin de trouver des sources de financement. En vain. La FIQ a soutenu la clinique au cours des deux dernières années à hauteur de 300 000 $, mais ne peut en faire davantage.

SABSA a également pu compter sur l’aide de Desjardins Sécurité Financière.

Pétition

«Un montant de 500 000 $ est nécessaire. On se veut complémentaires à l’offre de services actuelle. Les GMF (Groupes de médecine familiale) du territoire sont déjà débordés. Dans 95 % des cas, notre clientèle n’a pas à être référée à un médecin», a illustré Mme Têtu, devant une salle comble de citoyens du quartier venus appuyer sa cause.

La clinique SABSA fonctionne au tiers du coût d’un GMF, a souligné M. Khadir. Mme Laurent a invité la population à signer la pétition, parrainée par la députée Agnès Maltais, sur le site de l’Assemblée nationale.

«La clinique marche, c’est la confiance du ministre Barrette qui ne fonctionne pas», a lancé Mme Maltais.

Regine Laurent
Isabelle Têtu, infirmière praticienne spécialisée à la clinique SABSA, entourée de la députée péquiste Diane Lamarre et d'Amir Khadir, de Québec Solidaire.
Photo d'archives, Simon Clark