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Infrastructures : jusqu’à 50 % des coûts pour les projets urgents

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OTTAWA | Malgré le souhait exprimé par les municipalités, seuls les projets d’infrastructures plus urgents bénéficieront d’une contribution fédérale pouvant atteindre 50 % de la facture.

«Nous avons commencé avec les mesures qui peuvent aider les Canadiens maintenant», a expliqué le ministre des Finances, Bill Morneau, en conférence de presse.

De l’imposant plan en infrastructures de 120 G$ sur dix ans promis par les libéraux de Justin Trudeau pendant la campagne électorale, seule une première phase totalisant des investissements de 11,9 G$ sur cinq ans apparaît au budget 2016.

«À court terme», le ministre Morneau propose de commencer par appuyer les projets de modernisation et de remise en état des réseaux de transports en commun, d’égouts ou d’aqueducs.

Dans les deux cas, «le gouvernement financera jusqu’à 50 % des coûts admissibles des projets pour faire en sorte que ceux-ci avancent rapidement», peut-on lire dans les documents budgétaires.

Pour les infrastructures «vertes», les projets d’égouts ou d’aqueducs, les provinces se partageront 5 G$ sur cinq ans à compter de cette année.

Près d’un milliard pour le Québec

Pour le transport en commun, les provinces se partageront une enveloppe de 3,4 G$ sur trois ans. En fonction du nombre d’usagers, cela représentera notamment 1,48 G$ pour l’Ontario et 923 M$ pour le Québec.

La mise à niveau des voies, des ponts, de la signalisation et des aiguillages du Métro de Montréal figure parmi les quelques projets qui pourraient en bénéficier.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, toutefois, seuls les projets soumis au cours des deux ou trois prochaines années risquent de bénéficier d’un taux de contribution fédéral aussi généreux, lequel serait ramené à 33 % au cours de la deuxième phase du plan.

Le premier budget Morneau prévoit aussi 3,4 G$ sur cinq ans pour le volet infrastructures sociales, qui comprend le logement social et les équipements culturels ou récréatifs.

Pour ce qui est du plan d’infrastructures «à long terme», les priorités seront présentées «au cours des prochains mois», peut-on lire dans le budget.

Dans l’attente, le gouvernement signale toutefois qu’un «soutien sera accordé pour réaliser des projets ambitieux qui réduisent la congestion urbaine».

«Les bouchons de circulation, tout le monde sait qu’ils sont agaçants. Mais ces bouchons ralentissent aussi la circulation des personnes, des biens et des services. En fait, ils nuisent à l’économie», a déclaré le ministre Morneau, dans le discours du budget.

En février, les maires des grandes villes canadiennes avaient demandé au fédéral de hausser jusqu’à 50 %, sa contribution dans le financement des futurs projets d’infrastructures.

 

Plan d’infrastructures 2016-2026

120 G$

Phase I : 11,9 G$ sur cinq ans

- Pour le transport en commun : 3,4 G$ sur trois ans

-- dont 852 M$ en 2006-2017 et 1,69 G$ en 2017-2018

-- la part du Québec représente 923 M$, celle de l’Ontario 1,48 G$

- Infrastructures vertes, réseaux d’eau potable et eaux usées : 5 G$ sur cinq ans

- Infrastructures sociales (logements abordables, équipements culturels ou récréatifs) : 3,4 G$