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Les PME sont en colère

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Une mauvaise nouvelle attendait les propriétaires de PME dans le premier budget de Bill Morneau. Le ministre des Finances a décidé de renoncer aux baisses d’impôt attendues par les PME.

Leur taux d’imposition va demeurer à 10,5% après 2016 –pour les premiers 500 000$ de revenus- alors qu’il devait graduellement être abaissé à 9% d’ici 2019. C’est le gouvernement conservateur qui avait annoncé que le taux d’imposition des PME passerait de 11% à 9%. Mais les Libéraux s’étaient engagés à maintenir la décision.

«C’est une promesse rompue envers la classe moyenne des entreprises. Dans le contexte économique actuel, nous avons besoin de prévisibilité», a commenté Martine Hébert, vice-présidente à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

La FCEI estime que les PME vont perdre des réductions d’impôt totalisant 300 millions $ par année, à compter de l’an prochain. L’organisation soutient que les PME auraient pu utiliser la somme pour faire des investissements et créer de nouveaux emplois.

En conférence de presse, le ministre Morneau a indiqué que son budget est positif pour les PME car les mesures destinées à la classe moyenne vont contribuer à la relance de l’économie.

«Nous avons annoncé des mesures pour diminuer l’impôt des ménages et nous allons hausser leurs revenus avec l’Allocation canadienne pour enfants. C’est mieux pour les PME car les consommateurs auront plus d’argent pour acheter leurs produits et leurs services», a affirmé M. Morneau.

Raymond Chabot Grant Thornton est déçu de la décision d’Ottawa. Lors des consultations prébudgétaires, le cabinet comptable avait proposé d’abolir l’impôt des sociétés pour les PME, ayant des revenus de moins de 500 000$, à condition qu’elles investissent les sommes épargnées.

Le taux d’imposition des PME est un taux réduit par rapport au taux général des entreprises, fixé à 15%. Il est passé de 11% à 10,5% le 1er janvier et aurait dû être abaissé à 10% l’an prochain, à 9,5% en 2018, puis à 9% en 2019.

 

  • 800 millions $ sur quatre ans, dès 2017-2018, pour les réseaux de grappes d’innovation
  • 444,4 millions $ sur cinq ans pour lutter contre l’évasion fiscale et l’évitement fiscal
  • 50 millions $ de plus en innovation pour le Programme d’aide à la recherche industrielle