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«Séquelles»: Céline Bonnier, une enquêteuse tourmentée

Céline Bonnier
PHOTO AGENCE QMI, DANIEL AUCLAIR Céline Bonnier

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Alors qu’on a appris mardi que Céline Bonnier va tenir le rôle-titre aux côtés de Benoît Gouin dans «L’heure bleue», une nouvelle série qui sera diffusée à TVA, voilà que la grande gagnante du Gala du cinéma québécois pour son rôle dans «La passion d’Augustine» se trouvera à la barre d’une autre série, «Séquelles».

«Séquelles», une minisérie en six épisodes d’une heure présentée à Séries+, saura ravir les amoureux de thriller psychologique au développement lent grâce à toutes les nuances qu’amène le jeu de l’actrice principale, Céline Bonnier.

Les deux premiers épisodes de la série adaptée du roman «Le cri du cerf» de Johanne Seymour ont été présentés aux médias mercredi. Ils seront présentés en rafale le mercredi 6 avril dès 21h.

C’est à partir du second épisode que la série capte l’intérêt. On se demande alors qui est le fameux meurtrier qui s’en prend à de jeunes filles tout en laissant des indices à l’attention de la sergente Kate McDougall, joué par Céline Bonnier.

Un passé trouble

Kate est une ancienne enquêteuse des crimes majeurs de la Sûreté du Québec, qui a été rétrogradée pour cause d’insubordination et envoyée à de Brome Perkins, un petit village dans la magnifique région des Cantons-de-l’Est.

La série commence alors qu’elle découvre le corps d’une jeune fille de 9 ans dans le lac en face de chez elle. D’abord suspectée, la policière aux mœurs discutables se joindra à l’enquête afin d’épingler le tueur en série qui semble vouloir continuer à parfaire son œuvre.

Elle devra affronter ses démons dans cette enquête. Un traumatisme douloureux remonte à la surface, et elle l’explorera avec Marquise (Élise Guilbault) sa psychologue.

«Ce n’est pas juste une enquête, c’est psychologique. On essaie de comprendre qui est ce personnage-là. Elle est très secrète, elle a quelque chose de brisé en elle. On ne sait pas ce qui va se passer. Elle n’est pas toujours en contrôle», mentionne Céline Bonnier.

Un livre à l’écran

Le personnage de Kate McDougall est complexe, constitué de plusieurs couches. On a autant envie de découvrir la cause de ce qui tourmente la sergente que l’identité du mystérieux tueur.

Or, malgré une distribution impressionnante (François Papineau, Élise Guilbault, David Boutin, Alexis Martin, Jean-Nicolas Verreault, pour ne nommer que ceux-là), le scénario réussit difficilement à passer du livre au petit écran.

Tout est statique, il manque de dynamisme, de spontanéité et de réalisme dans les dialogues.

Le rythme est beaucoup plus lent que d’autres séries policières qu’on a pu voir au petit écran, comme l’excellent «Blue Moon», ou encore «Fortier» et «Mensonge», mais c’est ce que désirait le réalisateur Louis Bélanger. «C’est psychologique. Je ne voulais pas un rythme effréné. On est plus en introspection. Je veux que le téléspectateur se questionne, qu’il cherche, qu’il prenne le temps d’aller chercher des pistes», explique-t-il.

Il faut aimer le genre, mais l’univers «western», la complexité des personnages principaux, les retours dans le temps de McDougall ainsi que les pistes que le tueur laisse derrière piquent suffisamment la curiosité pour avoir le goût de suivre la série jusqu’au bout.