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Le rêve ou le cauchemar

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Les J.O., c’est la plus grande expérience sportive qui soit, mais ça peut aussi devenir le pire des cauchemars.

Accueillir des milliers d’athlètes, des centaines de milliers de touristes, c’est incroyable, c’est grisant, c’est le monde entier qui débarque. Assister aux plus grandes compétitions, voir des performances exceptionnelles, dans sa ville, c’est la chance d’une vie. Par contre, dépenser des milliards pour la sécurité, pour des infrastructures qui seront inutiles ou complètement désertées une fois le party de deux semaines terminé, c’est ça le cauchemar. La plupart des villes olympiques ont connu des lendemains très difficiles. Y a qu’à penser à Sotchi et Pékin. L’extravagance des J.O. et ses dépenses gargantuesques représentent un défi de gestion colossal. Oui, des villes ont réussi à boucler le budget dans le passé, mais elles ne sont pas nombreuses.

Mais si Québec peut avoir les Jeux olympiques et son efffervescence à un coût raisonnable, si c’est ça qui est proposé au maire Régis Labeaume, alors là, j’embarque. Mais j’embarque à cette seule condition.

DES SOUVENIRS POUR TOUJOURS

J’ai vécu la plus grande expérience de ma vie en 2008 lorsque j’ai assisté aux Jeux olympiques de Pékin à titre de chef de mission pour Radio-Canada. Je n’oublierai jamais l’accueil des Chinois, les grandes performances de Michael Phelps, de Usain Bolt et j’en passe, comment pourrais-je? L’excitation était palpable sur tous les plateaux de compétition. J’ai vu les supporters américains exploser de joie dans les estrades quand Michael Phelps et l’équipe américaine du relais 4 x 100 mètres ont coiffé la France par 8 centièmes de seconde pour remporter l’or. C’était si serré qu’il a fallu regarder le tableau pour savoir qui avait gagné, c’était impossible de le savoir autrement.

PLUS QUE DU SPORT

Mais les J.O., c’est plus que du sport. C’est la chance de découvrir une ville et de vivre au rythme de son pays pendant deux semaines. Un enrichissement sportif et culturel. En 2008, j’ai marché dans la ville de Pékin de longues heures, je m’étais accordé quelques jours après les jeux pour visiter. Ça a été une opportunité exceptionnelle de voir, de découvrir, de rencontrer des gens et de comprendre un peu leur réalité. Mais il ne fallait pas se perdre à Pékin, la grande majorité des Chinois ne parlent même pas anglais. Le dépaysement était total. C’est incroyable de vivre des Jeux olympiques. Et chaque athlète, chaque touriste repart avec son histoire.

Si Québec se lance dans l’aventure olympique et obtient les J.O. de 2026, les yeux de la planète vont se tourner vers nous. Une chance inouïe. Mais à une seule condition monsieur Labeaume, la facture doit être raisonnable. Du rêve, oui, mais svp, pas de cauchemar.