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Dans la cour des grands

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Est-ce trop rapide de faire le Centre Bell et le Centre Vidéotron à 20 ans avec un seul album en poche? «C’est très rapide, mais pour moi, il n’y a rien de trop rapide», répond franchement Yoan quand on lui pose la question, attablé à un restaurant de Québec.

De passage dans la capitale pour faire la promotion des deux plus gros concerts de sa jeune carrière, Yoan garde la tête froide et insiste pour dire que les spectacles dans les deux amphithéâtres de la province seront mémorables. On sait déjà qu’Isabelle Boulay fait partie des quelques invités spéciaux.

«J’apprécie le cadeau qu’on me fait, dit-il. On croit en moi, et c’est grâce au public qu’on me mène jusque-là.»

Est-il angoissé par le fait d’avoir à occuper tout cet espace? «Pas vraiment. J’apprécie le fait qu’il y ait autant de gens avec moi sur scène­­. Je travaille fort pour donner le meilleur de moi-même et livrer la marchandise. Je me dois de donner de la qualité à ceux qui ont payé pour venir me voir.»

Mais Yoan avoue qu’il n’est pas celui qui bouge le plus sur les planches. «Au lieu que moi j’habite la scène, c’est elle qui va s’approcher­­ de moi et attirer l’attention. Disons­­ que c’est quelque chose de théâtral», promet celui qui sera accompagné de plusieurs musiciens.

photos CHANTAL POIRIER

Un mois de repos

Après ces deux spectacles, Yoan confie qu’il prendra tout le mois de mai de vacances, pour se reposer et s’offrir du temps pour lui. Étant un homme solitaire, il affirme que le milieu devient parfois «un peu étouffant».

«Je me suis pris l’an passé pour être certain d’avoir mon mois de mai off. Je vais peut-être aller en voyage. Pour vraiment sortir de ce milieu­­-là et me retrouver avec moi-même. Un endroit qui va m’inspirer, me faire grandir aussi.»

Yoan a besoin de se retirer pour créer. Mais il a aussi besoin de raconter des choses qu’il a vécues sur son prochain album.

«Je ne veux pas parler de quelque chose que je n’ai pas vécu. Je veux parler de ce que j’ai compris dans la vie. On est tous capables de chanter des chansons. Mais il faut aussi les vivre, les comprendre. C’est pour ça que j’attends­­. Mais je n’attends pas nécessairement de vivre une peine d’amour pour être inspiré», lance-t-il en riant.

  • Yoan sera en spectacle au Centre Bell le 2 avril et au Centre Vidéotron le 8 avril.

 

La suite des choses

 
photos CHANTAL POIRIER
 
Parlant de création, Yoan confie que son deuxième album sortira «un jour». Il ne se met aucune pression.
 
«Je ne veux pas presser les choses, dit celui dont le premier album s’est écoulé à 130 000 exemplaires. Je veux ­attendre d’avoir de belles ­chansons, qui ont un message. Je ne veux pas donner du ­contenu vide aux gens. Je sais qu’il y en a qui me diraient de battre le fer pendant qu’il est chaud. Ce n’est pas une question d’argent ni de popularité, c’est une question de fierté.»
 
On se rappelle d’ailleurs que Yoan était allé passer un moment à Nashville, cet automne. «Des chansons sont nées de ça, et il y a eu beaucoup de rencontres, comme le gérant de Garth Brooks, raconte-t-il. On ne sait pas où ça peut déboucher.»
 
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