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La flamme est éteinte

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Ainsi donc, le CIO se cherche maintenant des villes pour organiser ses Jeux d’hiver. Et la ville de Québec semble avoir été identifiée par son président pour faire partie des candidates.

Tiens, tiens... les rôles sont maintenant inversés.

Régis Labeaume, lui, semble chercher une façon de financer par la bande de coûteux projets comme le service rapide par bus et l’anneau de glace que personne n’a demandé.

Mais cette fois-ci, contrairement au projet d’amphithéâtre, le maire de Québec aura toutes les misères du monde à convaincre les citoyens que dépenser des milliards pour un «party» de deux semaines à l’hiver 2026 est une bonne idée.

Même la facture d’une simple candidature risque d’être difficile à avaler.

Horrible contexte

Le maire Labeaume ne pouvait pas nous annoncer cette nouvelle à un plus mauvais moment.

On dirait presque qu’il souhaite se faire dire non par la population.

Personne n’a la tête aux Jeux olympiques quand les terroristes islamiques frappent et menacent les grandes capitales du monde occidental.

À Ottawa, le gouvernement vient de nous annoncer un déficit frôlant les 30 milliards $ sans plan de retour à l’équilibre budgétaire.

Et ici, à Québec, la ville peine à déneiger les rues et à boucher les trous par les temps qui courent.

Sans compter qu’on se demande enco­re si, ou à quel moment, les Nordiques vont venir habiter l’aréna qu’on leur a construit...

Fini le rêve Olympique

La réalité, c’est aussi que le rêve olympique est mort depuis très longtemps à Québec.

Le rêve est mort en juin 1995 quand Juan Antonio Samaranch a annoncé que Salt Lake City avait été choisie pour organiser les Jeux de 2002.

À grands coups de pots-de-vin...

Et le rêve a été enterré en novembre 1998, quand Québec n’a même pas réussi à être la candidate canadienne pour l’obtention des Jeux de 2010.

La flamme sera difficile à rallumer.