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À une alliée près des Olympiques

57 % des citoyens prêts à recevoir les JO de 2026 si Québec s’associe avec une autre ville

Quebec
Photo d'archives

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La population de Québec accueillerait à bras ouverts les Jeux olympiques en 2026... à la condition expresse que la ca­pitale se trouve une ou plusieurs villes alliées pour se lancer dans l’aventure.

La flamme olympique brûle toujours à Québec, conclut un sondage Léger-Le Journal de Québec.

Pas moins de 57 % des citoyens interrogés sont favorables à ce que la région soit l’hôte des JO d’hiver de 2026 si cette candidature s’effectue avec «d’autres villes canadiennes ou américaines afin de diminuer les investissements nécessaires». Sans cette certitude, l’appui chute à 46 %.

Ces nouvelles données – les premières récoltées par la firme depuis 2010 – surviennent alors que Régis Labeaume se rendra à Lausanne, le 11 avril, afin de discuter d’une potentielle visée pour les Jeux d’hiver de 2026. Prudent, le maire souhaite notamment obtenir un appui de la population avant d’aller de l’avant. La condition pourrait bien être remplie advenant une alliance.

Mesure à chaud

Globalement, une personne sur cinq est «très favorable» à l’idée. «Le reste, il demande à être convaincu», estime Caroline Roy, vice-présidente de Léger à Québec.

La candidature conjointe séduit particulièrement les 18 à 34 ans, qui se prononcent à 71 % en faveur du projet. Même les propriétaires, qui ont vu leurs taxes municipales augmenter considérablement au cours des dernières années, sont conquis à 53 %.

«C’est une première mesure à chaud, à la lumière de tout ce qui s’est dit dans les derniers jours, explique Mme Roy. Y aller seul, les gens sont beaucoup moins convaincus. Si on les convainc que Québec n’ira pas seule, on voit ici une majorité qui est favorable.»

Non à la démesure

Évidemment, une association pourrait diminuer considérablement les coûts liés à l’événement. Déjà, la mairesse de Whistler et son homologue de Lake Placid se sont montrés intéressés par un jumelage. Calgary est aussi dans la mire, bien qu’elle pourrait se présenter seule pour 2026.

«On ne veut plus de jeux de la démesure. Les gens demandent d’être rassurés sur l’aspect financier. Ce n’est pas un chèque en blanc qu’on donne pour aller aux Jeux olympiques», analyse-t-elle.

Retombées positives

Indépendamment d’une association ou non les sondés sont d’avis à 49 % que l’organisation des JO à Québec aurait des retombées économiques positives pour la région. Chez ceux qui se disent favorables à une candidature jumelée, 73% pensent que l’impact économique sera positif.

«On peut penser qu’on souhaite pouvoir en tirer des bénéfices au-delà du prestige d’avoir les Jeux olympiques, que ce soit en termes de notoriété, d’attractions touristiques ou d’infrastructures à venir», termine-t-elle.