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Jean Lapierre (1956-2016): François Bonnardel perd un ami

Jean Lapierre
Sébastien St-Jean / Agence QMI Jean Lapierre

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Le député caquiste François Bonnardel perd un ami avec le décès tragique du chroniqueur politique Jean Lapierre.

Les relations entre journalistes et politiciens ne sont pas toujours simples, mais l'amitié avait réussi à germer entre les deux hommes.

Joint par notre Bureau parlementaire à Cuba, le député de Granby est dévasté par la disparition de son acolyte. «Je suis immensément triste», laisse-t-il tomber entre deux sanglots.

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Photo Agence QMI, Simon Clark

Ils avaient mangé ensemble il y a une dizaine de jours. Jean Lapierre et sa femme Nicole étaient de passage à Granby. Tout le monde venait le saluer dans la rue. «Quand je suis avec lui au restaurant, je ne suis plus le député de Granby, moi, je passe deuxième».

«Ça va surprendre le monde, mais ce n'était pas une relation où je le spinais, c'était vraiment un ami, une amitié où on mangeait ensemble à Noël avec nos conjointes. Quand il descendait à Québec, il m'appelait. On ne se parlait pas à tous les jours, mais on avait la chance de jouer au golf l'été ensemble, souper, se parler de nos vacances qui s'en venaient, avec nos conjointes. Ce n'était pas juste le chum politique, c'était plus que ça».

François Bonnardel se remémore la campagne électorale de 2007. Il était alors candidat de l'Action démocratique dans Shefford, un comté qu'a représenté Jean Lapierre à Ottawa. «Je voulais tellement l'impressionner, je ne voulais tellement pas me faire ramasser. C'est la première fois que je l'ai rencontré, pis par la suite on s'est liés d'amitié».

Le Québec perd «un homme généreux et un grand communicateur qui a marqué la politique à sa façon, un vulgarisateur politique comme on n'en verra plus», selon le député de la CAQ.

Mentor politique

Le député libéral de Pontiac, André Fortin, perd lui aussi un ami de longue date. Il fut l'attaché de presse de Jean Lapierre quand ce dernier est revenu en politique en 2004 comme ministre des Transports du gouvernement de Paul Martin.

«À l'époque, Jean a pris une chance avec moi, je n'étais qu'un kid qui commençait en politique. J'ai tout appris de la politique de Jean Lapierre au cours de ces années-là», a-t-il confié mardi à notre Bureau parlementaire.

Ce qui distinguait Jean Lapierre des autres politiciens, c'est sa proximité avec les gens. «Il pouvait parler au chômeur comme il parlait au chef d'État, tout le monde était important pour Jean Lapierre».

Le monde politique perd un grand personnage, selon André Fortin. «Il y a beaucoup de politiciens qui se fiaient à Jean Lapierre, les gens voulaient savoir ce que Jean Lapierre pensait».

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