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Jean Lapierre (1956-2016): la classe politique en deuil

Jean Lapierre (1956-2016): la classe politique en deuil
Archives Le Journal

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La classe politique québécoise est en deuil à la suite du décès tragique de l'ex-ministre et chroniqueur politique Jean Lapierre.

Couillard

«Tu étais aimé et admiré. Merci pour tout ce que tu nous as donné», a écrit le premier ministre Philippe Couillard sur son compte Twitter. Prévoyant commenter davantage mercredi, le premier ministre a offert ses «condoléances à la famille, aux proches et aux collègues de travail des sept victimes de l'écrasement d'avion survenu aux Îles-de-la-Madeleine.»

Péladeau

Le départ de Jean Lapierre laissera «un grand vide» sur la scène politico-médiatique, considère le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

Ayant adopté les Îles-de-la-Madeleine comme endroit où passer ses vacances, le chef péquiste peut témoigner de la fierté que ressentaient les Madelinots à l’égard du politicien devenu analyste et chroniqueur dans les médias.

«On perd un personnage je dirais... J’ai une expression anglaise qui me vient en tête: louder than life. Plus grand que nature», a indiqué M. Péladeau, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

«C’est un gars qui travaillait tellement fort. C’est pour ça que c’était le meilleur, a-t-il souligné. [...] C’était Jean Lapierre, un gars vraiment exceptionnel. [...] Un gars qui était accessible.»

Comme plusieurs, le chef de l'opposition officielle ne manquait jamais son rendez-vous matinal avec Jean Lapierre, le matin, à la radio.

«Son segment à 7 h 04 avec Paul Arcand le matin, même quand je suis à Québec, je l’écoutais sur internet, a raconté M. Péladeau. Il donnait souvent aussi la perspective du jour. [...] Tous les efforts qu’il déployait dans son travail, son enthousiasme, sa passion de la politique faisaient en sorte qu’il n’y avait jamais rien d’inintéressant qui faisait l’objet de son propos.»

Legault

«Quand j'ai démarré la CAQ, il a été le premier que j'ai appelé pour demander conseil», a révélé François Legault sur les ondes de TVA en parlant de Jean Lapierre.

Visiblement ébranlé par la nouvelle de cette tragédie qui a emporté, en plus de M. Lapierre, sa conjointe Nicole, sa soeur et ses deux frères, François Legault a salué les qualités humaines de l'ex-ministre fédéral des Transports devenu chroniqueur politique à TVA. «Ça ne sera plus pareil, il était le commentateur politique qu'on entendait le plus», a dit M. Legault.

Le chef de la CAQ a souligné le plaisir que Jean Lapierre prenait à partager sa joie de vivre avec les autres. «Il était un jouisseur de la vie, un amoureux de ses petits enfants. J'ai pris un verre ou deux avec Jean, j'ai joué au golf avec lui. C'était un passionné de la vie.»

Duceppe
 
Pour avoir parlé à Jean Lapierre en soirée lundi, Gilles Duceppe était bouleversé. «C'est épouvantable pour ses enfants, Marie-Anne qui vient d'avoir un bébé, sa mère qui perd son mari vendredi, elle perd trois gars et une fille aujourd'hui, c'est épouvantable, épouvantable», répétait l'ex-chef du Bloc québécois.

Gilles Duceppe a connu Jean Lapierre quand il s'est joint au Bloc en 1990. «On a pris des vacances aux Îles-de-la-Madeleine deux ou trois fois ensemble, avec nos enfants, Lucien Bouchard était là», s'est souvenu M. Duceppe.

Jean Lapierre avait développé une grande influence sur la classe politique, croit l'ex-politicien. «Il avait le meilleur réseau de contacts, non seulement sur le patronat, mais aussi auprès des syndicats. Jean était dans tous les médias, il n'arrêtait jamais. J'ai beaucoup de peine», a terminé M. Duceppe.


Charest

Pour l'ancien premier ministre Jean Charest, c'est une perte énorme non seulement pour le monde journalistique, mais également pour la classe politique. «C’est vraiment un choc pour tout le monde. On en a littéralement le souffle coupé et la politique va changer au Québec. C’est à ce point important. Sa présence pesait à ce point que la politique ne sera plus la même».

Jean Charest dit avoir connu Jean Lapierre peu après la campagne électorale de 1984. «Il avait survécu à la vague conservatrice. Il occupait le comté voisin du mien (Shefford).»

– Avec la collaboration de Geneviève Lajoie et Marc-André Gagnon
 

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