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Jean Lapierre (1956-2016): onde de choc à Ottawa

Jean Lapierre a été le bras droit au Québec de Paul Martin du temps où il était premier ministre.
Photo Reuters Jean Lapierre a été le bras droit au Québec de Paul Martin du temps où il était premier ministre.

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Le décès du commentateur politique et ex-député fédéral Jean Lapierre attriste Paul Martin qui en avait fait son bras droit au Québec du temps où il était premier ministre.

M. Martin souligne la grande influence qu’avait son ex-lieutenant politique dans la province qu’il avait convaincu d’effectuer un retour en politique pour représenter la circonscription fédérale d’Outremont sous la bannière libérale.

«Jean Lapierre avait une connaissance profonde du Québec et du Canada. Il était aimé. C’était une personne vraiment de jugement et de vision et lorsqu’il s’assoyait avec vous, il partageait ses opinions, il fallait l’écouter. C’était hors pair ce qu’il avait à dire», a réagi M. Martin, de passage à Ottawa mardi.

Jean Lapierre a été le bras droit au Québec de Paul Martin du temps où il était premier ministre.
Photo Le Journal de Québec, Dominique La Haye

«Pour moi c’est un grand homme, c’est quelqu’un qui a une intégrité, quelqu’un qui a une vision mais aussi il était remarquable, il souriait, il travaillait, je pense que le Canada vient de perdre un atout», a-t-il poursuivi.

La triste nouvelle a également suscité une pluie de réactions sur la scène politique fédérale. «Je pense à plusieurs moments avec Jean - des discussions franches et des entrevues corsées. Tu resteras toujours dans ma mémoire», a réagi sur Twitter le premier ministre Justin Trudeau.

Lebel perd un «ami»

Le député conservateur et ex-lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, Denis Lebel, dit avoir perdu un «ami».

«C’est un triste moment. C’est un homme avec qui au fil des ans, on était devenu des amis personnels. On se connaissait depuis très longtemps. À l’époque où il était revenu en politique pour les libéraux, il m’a approché pendant plusieurs années pour que je me présente», a-t-il confié.

«On se parlait régulièrement et il me donnait des conseils, on échangeait régulièrement. (...) J’appréciais sa vivacité et son honnêteté. Même si ça ne faisait pas notre affaire, il nous disait ce qu’il pensait et moi je l’ai toujours apprécié. Si c’était blanc, c’était blanc, si c’était noir, c’était noir, mais c’est un gars qui nous donnait l’heure juste quant à sa pensée à lui», a poursuivi M. Lebel.

Mulcair le compare à René Lévesque

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, qui a succédé à M. Lapierre comme député d’Outremont a qualifié de «tragique» le décès de M. Lapierre. Il a souligné ses talents de communicateurs et l’influence qu’il exerçait.

«C’est une personne qui avait une capacité de parler à tout le monde. Il avait une manière de résumer même les événements les plus complexes qui était hors pair. La seule autre personne que j’ai connue en politique qui était capable de faire ça, c’était René Lévesque. Ils étaient tous les deux à la fois journalistes et politiciens, mais leur capacité de communiquer était le lien commun entre ces deux métiers-là», a soutenu le néo-démocrate.

«C’était une bête politique»

L’ex-ministre libérale Sheila Copps s’est aussi dite choquée par la triste perte de son ancien collègue. Avec M. Lapierre, elle faisait partie d’un groupe de jeunes députés libéraux surnommés le Rat Pack qui, en 1984, malmenaient aux Communes les troupes du premier ministre Brian Mulroney.

«C’est vraiment une personne qui aimait ce qu’il faisait et qui aimait non seulement comprendre mais expliquer la politique. C’était dans ses veines. C’était une bête politique. Même quand il a quitté la politique, il n’a pas été vacciné parce qu’il voulait toujours y retourner», a-t-elle affirmé.

«Il avait le verbe coloré!»

Le député bloquiste et doyen des Communes, Louis Plamondon, a aussi réagi au décès de M. Lapierre en soulignant son «verbe coloré».

«Si je retiens une chose de Jean Lapierre, c’est à quel point il était proche de son monde. C’est qu’il avait le verbe coloré! Déjà, j’entrevoyais une belle carrière pour lui après la politique, parce que personne n’avait le sens du punch comme Jean Lapierre, et cela en faisait un personnage hautement charismatique. Ce fut un honneur de le côtoyer», a-t-il déclaré.

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