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Labeaume rend hommage à Jean Lapierre et à son «flair politique»

Labeaume rend hommage à Jean Lapierre et à son «flair politique»
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«Actuellement, sauf le respect que je dois à tous les médias, il n’existe pas quelqu’un qui a le flair politique que Jean Lapierre avait.»

Visiblement ébranlé par le décès de Jean Lapierre, qu’il connaissait depuis 20 ans, le maire de Québec Régis Labeaume n’a pas tardé à rendre hommage au chroniqueur politique, mardi, encensant sa personnalité attachante et ses talents de communicateur.

«Il avait un flair politique que peu de gens ont. J’ai rarement vu quelqu’un dans ma vie avoir un flair politique aussi aigu (et) juste. Il sentait les choses venir de loin politiquement», a-t-il déclaré en fin d’après-midi à l’hôtel de ville, lors d’une courte mêlée de presse.

«C’était vraiment un gars adorable, un gars gentil. Je ne me souviens pas d’avoir entendu des gens parler contre Jean Lapierre – des jaloux évidemment et des gens qui n’étaient pas d’accord politiquement avec lui – mais humainement, ce gars-là avait d’immenses qualités.»

«C’est quand même tragique tout ça. Moi, j’aimais beaucoup Jean Lapierre. Je pense qu’il était adoré de la population; son vocabulaire, son accent, ses îles qu’il n’a jamais perdues...heureusement, ça faisait partie du personnage. Ça prouve que notre vie ne tient pas à grand-chose», a-t-il ajouté.

M. Labeaume dit avoir connu personnellement Jean Lapierre il y a une vingtaine d’années, lors de ses vacances aux Îles-de-la-Madeleine. Il garde de précieux souvenirs d’une soirée à Cap-aux-Meules et d’une «virée» en bateau visant à lui faire connaître son coin de pays.

«Son beau-frère était représentant Molson-O’Keefe là-bas, donc il était le roi... Il y avait deux rois : Jean Lapierre et le représentant Molson-O’Keefe. Puis il a décidé qu’il nous faisait découvrir les îles sur un bateau. Je ne me souviens pas de la fin de la visite....Ça avait été toute une virée avec Jean Lapierre !»

Régis Labeaume se souvient aussi d’un accrochage épique avec Jean Lapierre, en 2009, au sujet de l’amphithéâtre, alors qu’il participait à son émission Larocque-Lapierre. «On s’était pognés de façon homérique ! Ça avait été extraordinaire, on en a bien rigolés par après.»

«C’est une tragédie», dit Nolin

L’attaché de presse du maire Labeaume, Paul-Christian Nolin, a également été bouleversé d’apprendre son décès aussi subit que tragique. Il a connu Jean Lapierre dans une autre vie, en 1984, lorsqu’il travaillait à Ottawa.

«C’est une amitié de trente ans avec Jean. On s’était connus du temps où il était député de Shefford, ça avait cliqué et quand il est devenu ministre de la Jeunesse sous John Turner, on avait célébré ça ensemble le soir tout de suite après son assermentation, on était allés au restaurant et on avait fêtés dignement. On est toujours restés en contact.»

«Le Jean Lapierre personnel, c’était le Jean Lapierre qu’on voyait à la télévision; il n’y avait pas deux personnages. C’est une tragédie. Il va me manquer de façon extraordinaire. On s’est vus au budget, on a parlé de l’affaire Normandeau, il me disait : "Je m’en vais en vacances mais au retour, je te fais signe pour qu’on aille manger ensemble."»

«Jean, c’était souvent le petit "salut, salut !" quand il t’appelait pour prendre des nouvelles puis c’était quelqu’un qui avait un flair et un réseau de contacts assez exceptionnel, tous partis confondus.»

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