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Les Sags égalisent la série

Julio Billia brille dans un gain de 5-4 contre les Screaming Eagles, mercredi

Julio Billia s’est dressé tel un mur devant les attaques des Screaming Eagles, terminant la rencontre avec 41 arrêts et la première étoile du match.
photo roger gagnon Julio Billia s’est dressé tel un mur devant les attaques des Screaming Eagles, terminant la rencontre avec 41 arrêts et la première étoile du match.

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Une performance étincelante de 41 arrêts de Julio Billia a propulsé les Saguenéens dans une victoire de 5-4 sur les Screaming Eagles du Cap-Breton, mercredi soir, devant 2 502 spectateurs en liesse au centre Georges-Vézina.

La formation chicoutimienne a ainsi créé l’égalité 2-2 dans la série. La prochaine rencontre sera disputée, vendredi, à la même heure et au même endroit.

«C’est sûr que ce que j’essaie de faire tout le temps, c’est de garder mon équipe dans le match. Quand je me sens confiant et que je travaille fort, c’est là que je suis dans ma zone et que c’est difficile pour l’autre équipe de marquer», a commenté l’homme masqué des Bleus, qui a donné du crédit à ses coéquipiers, qui l’ont bien protégé.

Ses adversaires lui ont fait la vie dure en le bousculant, ce qui n’a pas semblé le déranger outre mesure. Pierre-Luc Dubois lui a d’ailleurs reproché de jouer la comédie en fin de match, après être entré en contact avec lui, un geste qui lui a valu deux minutes de pénalité pour obstruction sur le gardien. Billia a rétorqué en lui disant d’aller voir la reprise, qui ne faisait aucun doute.

«C’est dans leur plan de jeu. Au début, il mettait moins de présences au filet, mais là, il essaye de mettre tout le temps un gars pour me déranger. Il m’accroche aussi. Moi, j’essaye juste de rester dans ma game et focus. Les arbitres sont supposé gérer ça.»

Pour sa part, le pilote des Sags, Yanick Jean, estimait que ses joueurs avait protégé leur gardien du mieux qu’ils le pouvaient dans les circonstances, alors que la fatigue d’un deuxième match en deux soirs se faisait sentir.

«Nos joueurs ne voulaient pas lâcher. Donnons-leur du crédit. Ils ont joué avec beaucoup de détermination.»

En vitesse

  • Le responsable du recrutement des Canadiens de Montréal, Trevor Timmins, était présent au match. Celui-ci a eu l’occasion de voir à l’œuvre deux très beaux espoirs en vue du prochain repêchage de la LNH, soit Pierre-Luc Dubois (Cap-Breton) et Frédéric Allard (Chicoutimi).
  • Étampé violement contre la bande par Loïk Léveillé, Julien Tessier est demeuré entendu au sol. Complètement sonné, le no.15 des Sags a eu besoin de l’aide de deux coéquipiers pour sortir de la patinoire. Il n’est jamais revenu au jeu. Selon ce qu’a indiqué Yanick Jean, on ne le reverra pas dans la série. Léveillé a écopé d’un deux minutes pour mise en échec par derrière.
  • Frappé par Alexandre Jacob, Phélix Martineau a juté lourdement sur la rampe lors du premier vingt. Le centre des «Eagles» a été contraint de partir. Les deux gestes, celui de Léveillé et celui de Jacob, seront revus par la ligue.

La profondeur des Sags a encore frappé

Si les joueurs de troisième et quatrième trios sont dits plus défensifs, ceux des Saguenéens ont également mis la main à la pâte offensivement, mercredi.

Alors que les locaux avaient échappé une avance de 3-1 durant la période médiane, Timothé Simard leur a redonné les devants en début de troisième période. Puis, il a amassé une passe sur le but d’Antoine Marcoux, qui redonnait une priorité de deux buts aux Chicoutimiens.

«On avait besoin de ça. J’ai mis de la pression et ç’a créé des revirements. Écoute, c’est un gros but important», a lancé Tim Simard en présence des journalistes.

Malade, Zachary Lavigne tenait mordicus à participer à la rencontre. Ce dernier a récolté une passe, bloqué de nombreux lancers et amené beaucoup d’énergie, démontrant qu’il est un élément essentiel aux succès des Sags.

«Ç’a été un de nos meilleurs attaquants», a louangé l’entraîneur-chef, Yanick Jean, en entrevue d’après-match.

«Il fait partie de la profondeur et de nos joueurs importants», a-t-il ajouté.

Taylor Cooper, deux fois, et Nicolas Roy ont aussi déjoué Alexandre Bélanger, qui a fait face à 22 lancers. Maxim Lazarev, Michael Joly, Colin Macsween et Pierre-Luc Dubois ont répliqué pour les visiteurs, qui ont manqué d’opportunisme dans cette partie.

Du hockey de rattrapage pour les «Eagles»

Dans ses commentaires, le coach des Screaming Eagles, Marc-André Dumont, a fait valoir que son club avait joué du hockey de rattrapage, ce qui a mené à sa perte au bout du compte.

«Dans l’ensemble, on a fait de bonnes choses. Sauf qu’on a joué du hockey de rattrapage tout le match. Un moment donné, tu manques de temps ou de ressources.»