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Coiteux peut compter sur la SQ jusqu’au Salon bleu

Les nouvelles revues de presse incluront les informations de la police

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La Sûreté du Québec (SQ) doit fournir des lignes de presse au ministre de la Sécurité publique, a appris Le Journal.

Selon nos informations, cette nouvelle procédure a cours depuis le 5 novembre dernier, c’est-à-dire quelques jours après la crise de Val-d’Or qui a précédé le congé de maladie de la ministre Lise Thériault.

Dans un courriel adressé à l’état-major de la police provinciale et obtenu par notre Bureau parlementaire, «la collaboration» des hauts gradés est demandée.

On y apprend qu’une nouvelle conseillère a le mandat d’analyser tous les jours la revue de presse de la direction des enquêtes et de la sécurité intérieure pour le cabinet du directeur général, Martin Prud’Homme.

«Elle communiquera directement avec vous pour obtenir des informations dans les dossiers d’actualité afin de compléter des fiches d’information en réponse aux demandes du cabinet ministériel les matins où siège l’Assemblée nationale», précise la missive.

Souci d’efficacité

En entrevue, le sergent Daniel Thibodeau assure que la SQ jouit d’une totale indépendance. C’est par souci d’efficacité et à la demande du grand patron de la SQ que cette nouvelle «façon de faire» a été mise en place, précise-t-il.

«Il est normal que certaines informations soient transmises au ministère [...] afin de permettre d’avoir un éclairage adéquat sur des dossiers ayant un enjeu qui peut avoir un impact sur la population et sur lequel le ministère est susceptible d’être interpellé.»

Pas systématique

Au bureau du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, on soutient qu’on ne reçoit pas «systématiquement» des lignes de presse. «Au besoin, on peut demander des éléments d’information», s’est limitée à dire sa porte-parole.

Lise Thériault a été relevée temporairement de ses fonctions l’automne dernier pour des raisons de santé, dans la foulée des événements de Val-d’Or. Rappelons qu’une enquête a été déclenchée à la suite d’allégations d’agressions qui auraient été commises par des policiers de la SQ contre des femmes autochtones. La ministre avait éclaté en sanglots au cours d’une conférence de presse sur ce sujet.

 

«Elle communiquera directement avec vous pour obtenir des informations dans les dossiers d’actualité afin de compléter des fiches d’information en réponse aux demandes du cabinet ministériel les matins où siège l’Assemblée nationale. Ne soyez pas surpris si elle vous contacte dès 7 h le matin. Les délais de rédaction étant très courts, ces demandes devront être traitées en priorité.»

- Extrait d’un courriel adressé à de hauts gradés de la Sûreté du Québec, daté de novembre 2015 et concernant le mandat d’une nouvelle conseillère