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Les Sags acculés au pied du mur

L’équipe de Yanick Jean a été blanchie 4 à 0 et fera face à l’élimination, lundi, au Cap-Breton

Julio Billia a fait du mieux qu’il pouvait devant la cage saguenéenne. Ce dernier a dû s’avouer battu quatre fois sur 35 lancers.
Photo Roger Gagnon Julio Billia a fait du mieux qu’il pouvait devant la cage saguenéenne. Ce dernier a dû s’avouer battu quatre fois sur 35 lancers.

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Les Sags acculés au pied du mur

Blanchis 4-0 à domicile vendredi, les Saguenéens se retrouvent au bord du gouffre dans leur série face aux Screaming Eagles du Cap-Breton, qui mènent désormais 3-2.

Lundi, les équipiers de Yanick Jean se rendront par la voie des airs au Centre 200 de Sydney avec la ferme intention d’éviter l’élimination en soirée; et du même coup forcer la tenue d’une septième et ultime rencontre, qui aurait lieu le lendemain, au même endroit.

Nette domination

La formation chicoutimienne n’a donc pas été en mesure d’offrir une victoire aux 4 454 personnes entassées dans le centre Georges-Vézina. Pire encore, elle a été complètement dominée par ses adversaires, laissant ainsi la foule sur son appétit.

Les locaux n’ont pas été capables de s’inscrire à la marque en six supériorités numériques, dont trois survenus en première période. S’ils avaient profité de ces occasions, ils auraient pu prendre leur erre d’aller; et la foule aurait embarqué dans la partie dès le départ.

«On a bousillé des chances en partant avec les avantages numériques qu’on a eus. On était nerveux en partant le match. On les a eus un peu trop de bonne heure. C’est un couteau à deux tranchants. On exécute, on marque et la foule embarque. On a eu la chance de mettre la foule de notre côté et on ne l’a pas fait. C’est de la manière qu’on a réagi», a expliqué Yanick Jean dans ses commentaires d’après-match.

En aucun temps, le pilote des Bleus n’a senti que ses joueurs manquaient d’effort ou de volonté. C’est plutôt leur manque d’inexpérience et leur nervosité, jumelés à la fatigue d’un troisième match en quatre soirs, qui a fait en sorte que son club n’a jamais pris son envol.

«Mes joueurs voulaient tellement. Je suis déçu de la façon que ç’a tourné pour eux. Je pense qu’ils méritaient mieux que ça. Ils méritaient de réussir. Les gens ont été formidables. Je n’ai pas entendu de huées ou quoi que ce soit. (...) J’aurais juste aimé ça qu’on ait une étincelle pour qu’ils connaissent c’est quoi la foule, comment elle peut être intimidante ici, pour l’avoir vécu en tant que joueurs et en tant qu’adjoint aussi. Il fallait trouver un moyen et on ne l’a pas fait», a-t-il dit. 

Dans le calepin

— Vendredi, les Saguenéens ont accueilli leur meilleure foule de la saison. L’organisation a enregistré une assistance de plus de 4 000 spectateurs pour la première fois depuis les séries de 2012. Cette année-là, le parcours de l’équipe avait pris fin en demi-finale.
— Après Trevor Timmins, ce fut au tour du DG du Tricolore Marc Bergevin d’assister au match, hier, à titre professionnel. Celui-ci a eu l’occasion de scruter à la loupe Pierre-Luc Dubois (Cap-Breton) et Frédéric Allard (Chicoutimi), qui sont tous les deux admissibles au prochain repêchage.
— Blessé lors du match no.4, Phélix Martineau était à son poste. Il a joué un fort match, récoltant notamment une passe sur le premier but des «Aigles criants».

Les Saguenéens vont se battre jusqu’à la fin

Même s’ils font face à l’élimination, les joueurs des Saguenéens sont loin d’avoir dit leur dernier mot.

Après tout, ils ont démontré cette saison qu’il ne faut jamais les prendre pour battus.

«Le résultat est décevant. Ils ont travaillé fort et nous, on a eu une petite baisse. On va se reprendre», a lancé Antoine Marcoux, qui a obtenu trois des 17 tirs des Sags sur Alexandre Bélanger.

À l’autre bout de la patinoire, Julio Billia a été bombardé de 35 rondelles. Dillon Boucher, Maxim Lazarev, Massimo Carozza et Giovanni Fiore ont réussi à tromper sa vigilance.

«On a fait de petites erreurs mentales. Je pense que les gars veulent. On l’a prouvé à date. On veut continuer de prouver qu’on n’abandonnera pas», a ajouté Marcoux.

Même son de cloche de la part de son coéquipier, Jonathan Bourcier, qui donne du crédit aux «Eagles», sans jeter la serviette pour autant, même si son équipe se retrouve dans les câbles.

«Ils ont été le meilleur club ce soir (vendredi). On n’a pas créé beaucoup de chances. D’un autre côté, on a fait un peu d’erreurs. On donne le crédit à l’autre bord», a commenté celui qui est toujours à la recherche d’un premier but dans cette série.

Dumont, pleinement satisfait

De son côté, l’entraîneur-chef des Screaming Eagles Marc-André Dumont a beaucoup aimé ce qu’il a vu de ses joueurs, vendredi.

«J’aime le fait qu’on bâtit bien nos matchs. Plus on avance et mieux qu’on joue. On a fini avec moins de lancers ce soir (hier) et pourtant, on a joué un bien meilleur match. Je pense qu’on a eu une contribution défensive en l’absence de Loïk (Léveillé, suspendu). Ça n’a comme pas paru», se réjouissait-il en entrevue avec les scribes après la rencontre.