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Pas de hausse de prix

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L’hiver 2015-2016 restera gravé dans la mémoire des déneigeurs qui la considèrent comme l’une des pires des 20 dernières années. Malgré un nombre d’heures de travail considérable, ils ne pourront pas se permettre d’augmenter les prix puisque la compétition est trop féroce.

Cet hiver a été particulièrement difficile pour les déneigeurs qui ont dû amasser 303 centimètres de neige en moins de quatre mois.

«Nous avons fait de très longues journées. Parfois, on sortait vers 2 h et on rentrait à la maison seulement à 22 h. Les chauffeurs sont un peu “à boutte” et la machinerie est fatiguée», souligne Guy Tremblay, propriétaire de Déneigement Le Roi Desneiges.

C’est la quantité de neige par rapport au nombre de journées d’accumulation qui est considérable cette année. Le verglas, plus fréquent qu’à l’habitude, a également donné beaucoup de fil à retordre.

«On sortait presque tous les jours. C’est parmi les hivers les plus intenses que nous avons eus», illustre Nathalie Tanguay de Déneigement Robin Morin.

Malgré tout, les clients seront heureux d’apprendre que le coût de leur contrat de déneigement n’augmentera pas l’an prochain.

«Il y a beaucoup trop de compétition. On ne peut pas se le permettre», explique Guy Tremblay.

Abandons

Plusieurs entrepreneurs ne survivront toutefois pas à cet hiver.

Chaque année, des petits joueurs décident de vendre leur clientèle et leur machinerie.

«Il faut être game pour se lancer dans la neige. Ce n’est pas facile», mentionne Guillaume Larouche, propriétaire de Déneigement Sergémarc.

La compétition et les heures de travail, 24 heures par jour et sept jours sur sept, sont identifiées comme des facteurs décourageants.

«Nous avons besoin d’une bonne équipe de guerriers pour réussir», explique Pascal Bouchard, propriétaire d’Ongerneige, qui est en processus d’achat de trois nouvelles runs pour l’an prochain.