/slsj
Navigation

Une autre assemblée houleuse

Prise de bec entre le maire Jean Tremblay et la conseillère Christine Boivin lundi à Saguenay

La séance du conseil municipal de la ville de Saguenay a été le théâtre d’une violente prise de bec entre Jean Tremblay et Christine Boivin.
Photo roger gagnon La séance du conseil municipal de la ville de Saguenay a été le théâtre d’une violente prise de bec entre Jean Tremblay et Christine Boivin.

Coup d'oeil sur cet article

Le ton a encore monté d’un cran, lundi, au conseil de ville de Saguenay alors que le maire Tremblay a affublé l’une des conseillères des qualificatifs de «langue sale» et d’«hypocrite».

Christine Boivin était visiblement agacée par l’absence d’un processus d’embauche pour la nomination d’un nouveau directeur du service du développement durable et de l’environnement.

Elle a demandé, à plusieurs reprises, s’il y avait eu un processus de recrutement interne ou externe pour le poste.

«Afin d’éviter un soupçon de favoritisme, comment se fait-il que vous n’ayez pas ouvert le poste à l’interne?», a-t-elle demandé au maire.

Jean Tremblay lui a expliqué que celui qui a obtenu le poste, Denis Bernier, est une «sommité provinciale» et que «c’est le meilleur» pour assumer ce rôle.

«On n’a pas besoin de ça, a mentionné Jean Tremblay. Comme les autres, on n’y va jamais. [...] Je n’ai pas besoin de suivre des grandes procédures, moi, je ne suis pas hypocrite».

Campagne de salissage

Christine Boivin a soulevé d’autres nominations «douteuses», dont celle de la coordonnatrice à l’environnement, «la belle-fille de Ghislain Harvey de Promotion Saguenay».

«On peut-tu être transparent une fois pour tout», a-t-elle demandé au maire.

Cette affirmation a été la goutte qui a fait déborder le vase. Le maire a souligné qu’elle se lançait dans une «campagne de salissage».

«Respectez le monde qui est autour de vous, moi je ne vous ai jamais sali et je n’ai jamais sali personne autour de la table. [...] Faites attention à vos paroles, ravalez-les. Vous n’avez pas fini dans votre carrière d’après moi. Vous avez la langue sale», a lancé Jean Tremblay.

Le maire a également voulu rappeler qu’il ne fait pas de nomination partisane : «Vous ne viendrez pas dire qu’on fait des affaires. Denis Bernier, je l’ai connu, ça ne fait pas longtemps, juste dans ce domaine-là. Je ne suis jamais allé au restaurant et je n’ai jamais rien fait avec».

Pas surprise

Christine Boivin n’a pas été surprise des propos tenus par le maire et du ton qu’il a utilisé pour lui parler.

«Si ça lui a fait du bien de m’insulter et bien, tant mieux pour lui. Moi, personnellement, ça ne me surprend pas. Que ça soit Josée, moi ou Julie, on se fait traiter comme des filles qui n’ont nullement d’expérience dans le domaine», déplore-t-elle.

La conseillère demeure convaincue que la Ville devrait passer par un processus de candidature avant l’embauche d’un directeur.

«On doit afficher à l’interne, on doit afficher à l’externe et si on ne trouve personne ici à Saguenay, on peut aller à l’extérieur. Actuellement, ça ne s’est pas fait dans les règles de l’art», termine la conseillère.