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«Je ne rêvais pas à la NCAA»

Évelyne Viens jouera pour une université américaine, les Bulls de South Florida

L’attaquante Évelyne Viens quittera pour la Floride au début août où le prochain chapitre de sa carrière s’écrira.
photo courtoisie Les Élans de Ganreau Dorothée Harvey L’attaquante Évelyne Viens quittera pour la Floride au début août où le prochain chapitre de sa carrière s’écrira.

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Plusieurs rêvent de poursuivre leur carrière en sol américain, mais c’est plutôt le pur hasard qui a mené Évelyne Viens à la NCAA.

La joueuse par excellence sur les scènes québécoise et canadienne de soccer collégial au cours de la dernière saison portera les couleurs des Bulls de South Florida (Tampa Bay) à compter de septembre. Cette formation a été classée au 17e rang à un moment donné cette année chez nos voisins du Sud.

«La NCAA n’était vraiment pas un rêve pour moi», mentionne l’attaquante étoile des Élans de Garneau.

«Profitant de son passage à UConn, l’entraîneur adjoint des Bulls est venu à un match dans la région de Montréal pour voir une fille de Saint-Lambert à l’œuvre et il m’a découverte. Il m’a par la suite suivie au Championnat canadien. J’ai visité avant de signer ma lettre d’intention. Ma signature est le fruit du hasard seulement.»

«J’ai reçu une bourse complète, de poursuivre Viens. Je me retrouve dans un bon programme de soccer et dans une bonne école en comptabilité. Je suis heureuse de l’opportunité offerte et c’est la meilleure option tant sur le plan sportif que personnel si je veux obtenir des débouchés ailleurs par la suite. Je n’aurais pas été dans un programme peu reconnu comme le Maine.»

Jeu physique

«Je vais voir assez rapidement si je suis de calibre pour me tailler une place avec l’équipe canadienne. L’entraîneuse-chef à South Florida est une Canadienne qui connaît bien le programme national.»

Médaillée de bronze au dernier Championnat canadien U-18 avec le club de la Haute-Saint-Charles en plus de remporter l’or avec les Élans, Viens s’attend à du jeu plus physique dans la NCAA.

«Lors de ma visite, c’était impressionnant de voir les filles qui s’entraînent comme des débiles depuis trois ans. L’aspect physique va être la plus grosse différence, mais je n’ai pas peur. À 14 ans, je n’étais pas prête à quitter la maison pour le Centre national à Montréal, mais c’est maintenant différent.»

«Un poison»

Entraîneur-chef des Élans, David Desloges est élogieux à l’égard de l’attaquante de 19 ans.

«Elle possède un finish impressionnant que ce soit en puissance ou en finesse, explique-t-il. Elle rate peu d’occasions. C’est un poison pour les défensives adverses. Elle est rapide et explosive, mais aussi capable de s’imposer physiquement. Elle est très, très forte techniquement et possède un très bon tir.

«Malgré ses habiletés, Évelyne n’est pas une fille individualiste et elle s’insère très bien dans un projet collectif en offensive», a conclu Desloges.