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Les performances du Tricolore influencent l’attention médiatique accordée à la politique

Le premier ministre Philippe Couillard et le gardien du Tricolore, Carey Price.
Photo: Philippe Melbourne Dufour Le premier ministre Philippe Couillard et le gardien du Tricolore, Carey Price.

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La saison en dents de scie du Canadien de Montréal et le fait que l’équipe ne fera pas les séries jouent un rôle non négligeable sur le poids médiatique accordé à la politique provinciale.

Selon des données fournies par Influence Communication, le tricolore génère 43% moins de couverture que l’an passé à pareille date.

La politique provinciale voit, quant à elle, son attention médiatique grimper de 18 points comparativement à l’an dernier.

«Il ne faut pas voir nécessairement un lien direct entre l’un et l’autre, mais, vu qu’il y a plus d’espace de disponible on va certainement accorder plus d’attention à la politique provinciale», explique le président d’Influence Communication Jean-François Dumas.

De façon générale, le fait que le Canadien de Montréal ait moins d’attention dans les médias accroît le poids d’autres sujets comme la politique et les nouvelles internationales, explique le spécialiste.

«Quand vous avez 43% moins de Canadiens dans le journal, le journal n’est pas moins épais», image-t-il.

Par contre, même si le poids médiatique du Canadien est, en partie, redirigé vers d’autres sujets, une bonne partie de l’attention médiatique demeure dans les pages sportives.

«Globalement, le poids du sport demeure à peu près le même, de sorte qu’on comble le Canadien par d’autres choses. Par exemple, l’impact de Montréal occupe un peu plus de place dans l’actualité depuis l’an dernier», indique M. Dumas.

Par contre, Jean-François Dumas note que beaucoup moins d’espace est consacré au sport sur les unes des journaux cette année.

«Les unes sont moins sportives, disons depuis quelque temps, de sorte que le sport est moins omniprésent que ça pouvait l’être l’année passée à pareille date», dit-il.

Le Canada anglais aime plus le hockey?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Canada anglais s’intéresserait plus au hockey de la Ligue nationale (LNH) que les Québécois, rapporte le président d’Influence Communication. 

«Chez nous, ce n’est pas le hockey qui nous intéresse, c’est le Canadien. Au Québec, le sport ce n’est qu’un seul sport et c’est le Canadien de Montréal», illustre-t-il.

Au Québec, autour de 70% à 72% du poids médiatique du sport serait consacré au Canadien de Montréal. En Ontario, 44% des nouvelles du sport sont consacrées à l’ensemble du hockey de la LNH.

«Quand le Canadien est éliminé, on perd 66% de notre intérêt pour la ligue nationale donc les séries sont beaucoup moins intéressantes quand notre équipe n’est plus là. À l’inverse, ailleurs au Canada, quand leur équipe locale est sortie et ne joue plus, ils ne perdent que 33% de leur intérêt pour le hockey, de sorte qu’ils aiment plus le hockey que nous, médiatiquement parlant. Ils accordent plus d’attention au hockey que nous», croit monsieur Dumas.