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Énergie-Est met à risque 3000 plans d’eau et cinq millions de personnes, selon une étude

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Le pipeline Énergie-Est pourrait mettre à risque 3000 plans d’eau et plus de 5 millions de Canadiens vivent dans des zones qui pourraient être affectées en cas de fuite, selon une nouvelle étude publiée mercredi.

Le pipeline Énergie-Est pourrait mettre à risque 3000 plans d’eau et plus de 5 millions de Canadiens vivent dans des zones qui pourraient être affectées en cas de fuite, selon une nouvelle étude publiée mercredi.

Basant leur recherche sur des banques de données officielles, les auteurs, Environmental Defence, Transition Initiative Kenora et le Conseil des Canadiens, indiquent que le danger de fuite est significatif et que l'eau potable qui se trouve sur le parcours du pipeline est menacée.

Ils font notamment état des ratés de TransCanada s'appuyant sur des données du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST). Selon le BST, 71 fuites sont survenues sur la portion canadienne du système d’oléoducs Keystone de TransCanada entre juin 2010 et février 2012.

Selon l’étude, qui est en quelque sorte un exercice de compilation, 5,1 millions de Canadiens vivent dans des zones menacées par un éventuel déversement, dont 3,2 millions au Québec, 1 million en Ontario, 676 613 au Manitoba et 130 679 au Nouveau-Brunswick.

S’il est construit, le pipeline s’étendra sur 4600 km, passant dans d’anciens oléoducs sur 3000 km et dans une canalisation neuve sur 1600 km, et traversera 2963 plans d’eau, sans compter les innombrables cours d’eau et milieux humides non répertoriés. La majorité des cours d'eau se trouvent au Québec, affirment les auteurs. Selon ces derniers, la plus grande partie du futur pipeline de TransCanada n’est pas constituée pour transporter du bitume dilué de sables bitumineux, comme prévu, à raison de 1,1 million de barils par jour.

«La protection de l’une de nos ressources les plus précieuses – l’eau potable – doit primer sur l’exportation du pétrole sale, affirme Dale Marshall d’Environmental Defence. Une seule rupture dans l’une des localités vulnérables identifiées sur le tracé proposé du pipeline Énergie-Est pourrait contaminer les sources d’eau potable pendant plusieurs années.»

Risque au Québec

Selon le rapport, des 3 213 353 Québécois vivant dans les zones à risque, 2,9 millions demeurent dans la grande région de Montréal où le fleuve Saint-Laurent, les rivières des Prairies, des Mille-Îles et la rivière L’Assomption, notamment, sont menacés.

Équiterre et Greenpeace Canada comptent parmi les organismes qui ont collaboré à l’étude.