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Long temps.

Long temps.
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

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Le temps passe vite en bonne compagnie. C’est pour ça que les deux premières années du gouvernement conservateur à Québec m’ont paru longues.

E pour Échec.

Je ne bouderai pas mon plaisir de rappeler l’existence de Nathalie Normandeau à ses anciens collègues. Pas par méchanceté par ailleurs bien tentante, mais pour noter ce qu’elle avait dit avant de se faire enlever son micro dans une radio de Québec. Elle avait affirmé que le PLQ avait perdu son ADN, la gestion de l’économie. Je la trouve bien généreuse de prétendre que les Libéraux contemporains ont déjà été bons en la matière. Ils ont été au pouvoir douze des treize dernières années et la province tire toujours de la patte dans la plupart des secteurs. Et pour les partisans de Philippe Couillard qui répliqueront qu’on ne peut pas lui faire assumer le piètre bilan de son prédécesseur, en économie comme en éthique, je vous invite à jeter un coup d’oeil sur les dernières statisques sur l’emploi publiées par le ministère de...l’emploi. Seize mille, seize mille emplois créés au Québec de février 2015 à février 2016. Seize mille en un an, ça indique la futilité, voire le mensonge de la promesse grandiloquente des 250,000 jobs dans un premier mandat libéral. Pourtant, à la mise à jour de son premier budget, en novembre 2014, le ministre des finances avait demandé au bon peuple d’être patient puisque la croissance de l’emploi “va arriver avec les gestes qu’on est en train de poser”. Bla-bla-bla.

Et c’est pas fini.

Les comptables qui nous servent de gouvernants à Québec ont excusé toutes leurs coupes dévastatrices en affirmant que c’était le prix à payer pour relancer l’économie. On a vu ce que ça a donné depuis deux ans. Le bilan fondamental de ce pseudo-gouvernement est tellement lamentable qu’un cynique pourrait imaginer que les Libéraux sont ravis que le retour de Sam Hamad à Québec jeudi viendra nous distraire en ce deuxième anniversaire de leur élection. Misère, il nous reste encore plus de temps à les endurer, en économie comme en éthique.

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