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«Nous sommes très optimistes»

Arianne Phosphate souhaite entamer la construction de la mine avant 2017

La cartographie du site a été effectuée récemment et des travaux de déboisement ont débuté.
photo d’archives La cartographie du site a été effectuée récemment et des travaux de déboisement ont débuté.

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Le projet d’Arianne Phosphate avance à grands pas depuis l’obtention du feu vert du gouvernement. Il ne reste que le montage financier, de l’ordre de 1,2 milliard de dollars, à ficeler avant de pouvoir aller de l’avant avec la construction de la mine.

Depuis que le gouvernement du Québec a donné son aval au projet, en accordant un décret en décembre dernier, la direction d’Arianne Phosphate est très optimiste.

«Nous sommes fiers d’avoir passé au travers. Ç’a été long avant d’obtenir les autorisations du gouvernement, un peu trop long à mon goût», admet Jean-Sébastien David, chef des opérations pour Arianne Phosphate.

L’approbation du gouvernement a été l’élément déclencheur du projet. Depuis quelques semaines, Arianne Phosphate travaille à temps plein afin de consolider des ententes financières.

Des discussions avaient été entamées avec plusieurs banques et investisseurs dans les trois dernières années, il est maintenant temps de passer aux signatures avec eux.

L’objectif d’Arianne Phosphate est de trouver les 1,2 milliard de dollars nécessaires à la construction de la mine avant de passer à l’action.

«Le financement doit être terminé. Nous voulons avoir de bonnes assises, être solides et ça avance bien», assure M. David.

DÉLAIS

Arianne Phosphate souhaite commencer la valorisation du gisement de phosphate du lac à Paul, situé à 200 km au nord de Chicoutimi, «dans les plus brefs délais».

La direction souhaite que le montage financier se termine cet été afin de commencer la construction de la mine à l’automne.

«C’est un scénario qui serait idéal, mais nous prendrons le temps qu’il nous faut. Nous devons faire les choses correctement», indique le chef des opérations.

En suivant toujours ce scénario, Arianne Phosphate aimerait réaliser sa première livraison en 2018.

«On sent qu’il y a une pression politique et sociale pour notre projet. Nous avons même une demande mondiale. On commence à sentir une effervescence du monde minier», explique-t-il.

EMBAUCHE

Arianne Phosphate attire également de nombreux travailleurs potentiels. Depuis trois ans, la compagnie a reçu près de 3500 curriculum vitae en provenance de tous les corps de métier.

«C’est incroyable de voir qu’il y a autant de gens, avec d’importantes qualifications, qui s’intéressent à notre projet. Nous n’avons même pas encore ouvert de poste et nous avons des milliers de candidats», avoue-t-il.

Arianne Phosphate assure qu’elle va privilégier les travailleurs de la région pour les postes à pourvoir pendant et après la construction.

«Nous allons maximiser les retombées économiques», assure M. David.

Rappelons que la durée de vie de la mine est estimée à 26 ans, mais qu’elle a des ressources exploitables pour un minimum de 38 ans.

OMBRE AU TABLEAU

Il manque toujours un élément important à la réalisation du projet: la construction d’un terminal maritime à Sainte-Rose-du-Nord.

C’est Port Saguenay qui doit fournir les installations portuaires pour le transport des minerais, par bateau.

L’étude du projet, par l’Agence canadienne d’évaluation environnementale, est toujours en cours.

«Nous sommes très optimistes de voir ce projet se réaliser dans son intégralité», conclut Jean-Sébastien David.

Arianne Phosphate en chiffres 

  • Coût de la construction : 1,2 milliard $
  • Investissement total : 1,7 milliard $
  • Retombées économiques : 12,6 milliards $
  • Revenus en taxes et impôts : 4 milliards $
  • Emplois directs et indirects lors de la construction : 2200
  • Emplois directs et indirects durant l’exploitation : 1000
  • Dimension du site : 250 km2
  • Les chiffres réfèrentà une période d’exploitation de 26 ans