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Recours collectif des conducteurs de voiture Volt contre GM

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La Cour supérieure accueille un recours collectif contre le fabricant General Motors (GM) pour fausses représentations sur la consommation d’essence de la voiture hybride Volt.

Le recours est mené par Frédérick Duguay, un Québécois qui a acheté une Volt en 2012 après s’être informé à de nombreuses reprises sur les avantages énergétiques du modèle. Il a longuement réfléchi avant de prendre sa décision, car il s’intéressait principalement à ses deux sources d’énergie distinctes, soit la batterie au lithium-ion et une génératrice à essence.

Toutefois, il n’a jamais été informé que lors d’une température froide le véhicule s’alimentait directement sur le moteur à essence.

Fausse publicité ?

Au Canada, GM fait la promotion de sa voiture comme un modèle électrique pouvant parcourir de 40 à 80 kilomètres en consommant l’énergie de la batterie avant de transférer sur le moteur à essence. Au moins 4250 personnes ont acheté une Volt depuis 2011.

Parce qu’il parcourt une distance moyenne d’environ 19 kilomètres pour se rendre au travail, M. Duguay a été attiré par l’utilisation de l’électricité pour ses déplacements.

Il s’est informé sur le site web de l’entreprise puis au Salon de l’auto de Montréal, où on lui remet une brochure. Toutes les publicités et les informations confirment les économies d’énergies. Il a foncé et acheté une Volt 2012 au prix de 44 733 $.

Mais, dès l’automne, lorsque les températures ont plongé, M. Duguay a constaté que le véhicule fonctionnait à l’essence, et ce, même si la charge de sa batterie était suffisamment élevée pour alimenter le moteur.

Il a consulté alors le manuel Volt de 450 pages dans lequel l’entreprise indique que la voiture est conçue pour que le moteur à essence prenne le dessus dès que les températures atteignent -4 degrés Celcius pour le modèle 2012.

8,5 millions $

Le tribunal a accepté le recours, soulignant que les demandes des membres soulèvent des questionnements et que les faits allégués paraissent justifiés.

Le demandeur réclame 2000 $ à titre de dommage et intérêt à payer à chacun des membres du recours, ce qui représenterait plus de 8,5 millions $.