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Un 90 M$ qui tombe à point pour les maisons d’hébergement de la région

Les refuges pour femmes victimes de violence répondent tout juste à la demande

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Au Lac-Saint-Jean, où les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale arrivent tout juste à répondre aux besoins, les millions de dollars annoncés par le gouvernement fédéral arrivent au bon moment.

Ottawa prévoit créer ou améliorer quelque 3000 places destinées aux femmes et aux enfants qui veulent fuir une relation abusive.

Les maisons d’hébergement en sauront un peu plus après avoir consulté leurs instances que sont le Regroupement provincial des maisons d’hébergement ou encore la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes.

À l’Auberge de l’Amitié de Roberval, qui dessert le territoire de la MRC du Domaine-du-Roy, on accueille favorablement cette nouvelle, surtout dans le contexte d’austérité des dernières années.

Avec ses 14 permis d’hébergement, cette maison est capable de répondre à la demande. «Lorsque nous avons plus de demandes que de lits disponibles, ce qui peut arriver parfois, nous réussissons toujours à nous dépanner avec les autres maisons au Lac-Saint-Jean. Jamais on ne retournera chez eux des femmes et des enfants dans le besoin. Mais, de nouvelles places en hébergement, ça ne se refuse pas», dit Véronique Girard, intervenante en services externes à l’Auberge de l’Amitié.

À lui seul, ce service externe a tenu au cours de la dernière année pas moins de 800 rencontres, des femmes venues consulter et recevoir de l’information de toutes sortes.

NOUVELLE MAISON À ALMA

À La Passerelle d’Alma, qui couvre le territoire de la MRC Lac-Saint-Jean-Est, le permis de 12 chambres suffit aux besoins, sauf en quelques rares exceptions. Là encore, il y a échange de bons services avec d’autres maisons. La Passerelle héberge plus ou moins 150 femmes et enfants par année.

Plus urgent encore que le nombre de lits supplémentaires, La Passerelle se cherche un nouvel endroit pour pouvoir accueillir les personnes à mobilité réduite. Actuellement dans un bâtiment à plusieurs paliers, la maison fait face à des difficultés d’accès bien réelles.

Pour une nouvelle construction ou un déménagement, La Passerelle se cherche un nouveau terrain pour accueillir les futures installations et travaille en partenariat avec la Société d’habitation.

«C’est certain que l’on souhaiterait un dénouement cette année. Nous allons d’ailleurs tenir bientôt une campagne de financement populaire», indique la directrice Isabelle Harvey.

HALTE-SECOURS

Avec seulement huit places, la Maison Halte-Secours à Dolbeau-Mistassini réussit quand même à répondre à la clientèle de la MRC Maria-Chapdelaine. Il y a bien là aussi débordement certains jours dans l’année, mais la solidarité jeannoise fait son œuvre ou encore on improvise des lits temporaires.

Halte-Secours a hébergé 58 femmes et 31 enfants l’an dernier, pour un taux d’occupation de plus de 80 %.

«Nous travaillons aussi beaucoup en amont avec une ressource permanente en services externes depuis 2009. On espère une part de l’annonce récente de 90 M$ du fédéral», conclut Fabienne Boulianne, directrice depuis 11 ans et bientôt retraitée.

 
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