/news/education
Navigation

La CAQ dénonce les flip-flop et la «tempête parfaite» en éducation

Le député caquiste Jean-François Roberge
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Le député caquiste Jean-François Roberge

Coup d'oeil sur cet article

La Coalition Avenir Québec accuse le gouvernement Couillard d'avoir provoqué une «tempête parfaite» dans le réseau de l'Éducation.

«Depuis deux ans, notre réseau de l'éducation a subi ce qu'on appelle une tempête parfaite: aucune vision, promesses électorales brisées, quatre ministres, incertitude chronique», a assené mercredi le député Jean-François Roberge, à l'occasion de la période de questions au Salon bleu.

M. Roberge reproche particulièrement au gouvernement de reculer sur la question des élections scolaires après avoir promis de les abolir. «Je vous le dis, une tempête libérale parfaite (...) Ça continue, pendant que le ministre de la contradiction fait un triple axel sur la question des élections scolaires à 20 millions, les élèves en difficulté n'ont pas les services auxquels ils ont droit», a sermonné le député de Chambly.

Le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx a rappelé qu'il souhaite inscrire le projet de loi 86 (éliminant les élections scolaires sous leur forme actuelle) dans un vaste plan visant à améliorer la réussite scolaire. Le projet de 86 sera modifié, a-t-il prévenu. «On va conserver les éléments qui mobilisent, on va sûrement mettre de côté les éléments qui ne sont pas souhaités.»

«Flip-flop»

Jean-François Roberge en a rajouté une couche reprochant au ministre de continuer à couper dans les services pendant qu'il discute de gouvernance scolaire. «L'important n'est pas ce qu'il dit, c'est ce qu'il fait. Il nous a dit qu'il investissait dans la réussite, on coupe des postes d'orthopédagogues (...) À la Commission scolaire de Montréal, l'an prochain, il y aura entre 20 et 40 orthopédagogues de moins pour aider les élèves les plus vulnérables. Ils nous ont dit qu'ils éliminaient les élections scolaires, on maintient les élections. Ce qu'il dit et ce qu'il fait c'est deux choses, flip-flop...»

Sébastien Proulx a reconnu avoir eu honte de l'état dans lequel se trouvent certaines écoles. «J'avais honte de savoir qu'il y avait des souris qui côtoyaient nos élèves (à l'école des Plateaux). Il faut faire plus, c'est vrai. Ça va s'inscrire dans un plan sur la réussite. On va travailler sur l'immobilier, on va valoriser les enseignants, on va travailler avec les élèves qui ont des besoins particuliers, améliorer la façon dont on finance leurs services», a promis M. Proulx.