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Richard Martel dirigera les Marquis de Jonquière

Richard Martel dirigera les Marquis de Jonquière
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Se disant n’avoir rien à perdre et sentant l’appui des amateurs, Richard Martel a accepté le défi proposé par les Marquis de Jonquière de prendre les règnes dès vendredi soir de l’équipe de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) qui est au bord du gouffre en demi-finale des séries.

Martel sera en poste au Palais des sports de Jonquière lors du cinquième match de la série demi-finale menée 3-1 par les Éperviers de Sorel-Tracy en remplacement des frères Francis et Jocelyn Brault, congédiés lundi par l’organisation.

Les Marquis et son propriétaire Marc Boivin ont tenté d’attirer dans leur cour le pilote le plus victorieux de l’histoire de la LHJMQ à de multiples reprises dans la dernière année. La plus récente approche s’était faite lors du départ de Claude Bouchard avec les Cataractes de Shawiniga, à la mi-février. En l’absence d’offres européennes, Martel s’est laissé charmer. L’entente permet au principal intéressé de s’engager pour plusieurs saisons si l’expérience s’avère fructueuse.

«À la fin de la dernière saison en Europe, ce n’était pas mon esprit que j’aille dans ce calibre-là. Mais dans le fond, c’est à côté de chez nous et ils sont dans une situation difficile. Les amateurs ont de l’intérêt pour me voir avec les Marquis. Je pense que c’est un privilège de la façon dont je suis considéré par le public de hockey au Saguenay.  C’est ça qui me dit que ça vaut peut-être le coup. J’ai eu une très bonne proposition si je veux poursuivre l’aventure», a exprimé en entretien téléphonique le Chicoutimien.

Un but clair

Réalités de la LNAH obligent, Martel n’aura l’occasion de diriger qu’un seul entraînement d’ici le jour J prévu jeudi soir. Une fenêtre de temps bien mince, mais rien pour freiner l’enthousiasme de l’homme de 55 ans en vue de sa rentrée au

«Je m’en là pour virer la série de côté. C’est un défi et ces défis-là, je les aime. On est accotés au mur. Dans la tête de tout le monde, nos chances de survie sont presque inexistantes. Je n’ai aucune marge de manœuvre et je n’ai pas le temps de me donner un feeling», a admis celui qui a assisté à quelques rencontres de son nouveau club dans les derniers mois.

Première saucette en un an

Il s’agira d’une première apparition de Martel derrière un banc depuis la fin en queue de poisson de son association en mars 2015 avec les Brûleurs de Loups de Grenoble, dans la Ligue Magnus.

Le vétéran pilote avait été limogé en pleines séries après avoir ordonné à un de ses joueurs de s’en prendre au gardien adverse, ce qui lui avait aussi valu une suspension de 10 mois de la Fédération française de hockey sur glace. 

Richard Martel comme entraîneur-chef

  • Lasers de Saint-Hyacinthe (1993-1994 et 1994-1995)
  • Foreurs de Val-d’Or (1995-1996 à 1997-1998)
  • Drakkar de Baie-Comeau (1998-1999 à 2002-2003)
  • Saguenéens de Chicoutimi (2003-2004 à 2010-2011)
  • Visby Roma, division 1 en Suède (2012-2013 et 2013-2014)
  • Grenoble, Ligue Magnus (2014-2015)

LNAH: une ligue qui a changé

Richard Martel est clair: n’eût été le virage amorcé par la Ligue nord-américaine depuis quelques années, il n’aurait pas prêté une oreille attentive à des offres de ce circuit semi-professionnel.

La diminution du nombre de bagarres et l’arrivée de plusieurs joueurs issus des rangs juniors et universitaires reconnus plutôt pour leur vitesse que pour leurs poings modifient peu à peu la culture de cette ligue, jadis étiquetée comme étant une organisation de fiers-à-bras.

«Jamais [si la ligue n’avait pas changé]! Il y a eu énormément de progrès. Je sais que le marché de la LNAH veut voir un peu ce genre de hockey, mais le problème, c’est qu’ils n’ont pas d’assistance. La réponse [des amateurs] est forte à Jonquière et à Sorel, par exemple, mais ils doivent se mettre à réfléchir.

«Ça peut être du hockey très intense en enlevant quelques petites affaires. Je pense que la ligue s’en va vers ça. Il y a beaucoup de joueurs qui sont réticents à toucher la ligue à cause de la réglementation qui ne plaît pas à tout le monde», a mentionné l’ancien pilote des Saguenéens de Chicoutimi.

DG dans la LHJMQ?

Depuis qu’il a été congédié comme directeur général et entraîneur par les Sags en février 2011, Martel entretenait toujours l’espoir de rediriger dans la LHJMQ. Il a dû s’exiler pendant trois ans en Europe pour continuer de travailler comme instructeur. Il ne se fait pas d’illusions et s’il a à revenir dans le giron du circuit Courteau, ce sera dans un rôle au deuxième étage.

«Je pense que mon nom s’éloigne pas mal comme entraîneur-chef dans la LHJMQ. Il faudrait que je m’arrête si on m’offrait quelque chose. Je pense que c’est derrière moi, mais les équipes savent que je suis intéressé à être DG», a juré l’homme de hockey, qui sera épaulé par Martin Gagné.