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Eau potable: Labeaume veut s’attaquer aux rejets de médicaments périmés

Le maire Labeaume, qui est en croisade pour protéger le lac Saint-Charles, a échangé jeudi avec Audrey Klein du CIPEL (Commission internationale pour la protection des eaux du Léman), l’équivalent de l’APEL à Québec.
Photo Jean-Luc Lavallée Le maire Labeaume, qui est en croisade pour protéger le lac Saint-Charles, a échangé jeudi avec Audrey Klein du CIPEL (Commission internationale pour la protection des eaux du Léman), l’équivalent de l’APEL à Québec.

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LAUSANNE | Le maire de Québec compte s’attaquer aux rejets de médicaments périmés qui contaminent l’eau potable, à son retour à Québec.

«Ça fait longtemps que je veux le faire. En revenant, je vais m’asseoir avec des pharmacies et je vais voir avec eux comment on peut convaincre la population de retourner les médicaments non utilisés dans les pharmacies», a-t-il confié, jeudi, lors d’une promenade aux abords du lac Léman, en Suisse, qui a été «sauvé» grâce à des interventions musclées.

Le lac est pris pour modèle en raison de la qualité de son eau. La Ville de Québec compte s’en inspirer.

Au Québec, il n’y a pas de programme officiel de retour de médicaments aux fins de destruction. La plupart des pharmacies acceptent cependant les retours de médicaments périmés.

«Il faut que ça arrête»

«Ce qu’on nous dit, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui ramènent les médicaments non utilisés en pharmacie. Je ne crois pas les statistiques. Je regarde dans mon environnement immédiat et je ne connais personne qui retourne les médicaments dans les pharmacies. Moi, je pense que les gens les jettent dans les toilettes et il faut que ça arrête un jour.»

Le maire envisage donc une campagne de sensibilisation. N’est-ce pas le rôle de la Santé publique? «Non, on va le faire à Québec. Je veux m’impliquer là-dedans».

Les usines de traitement, rappelle-t-il, peuvent filtrer jusqu’à 80 % des médicaments qui se retrouvent dans les eaux usées. «Mais il reste un 20 % important qui est retourné au fleuve.»

«Moi, je suis le président du comité de coordination du fleuve Saint-Laurent à Québec. On va sortir un rapport dans quelques mois avec un paquet de mesures et une des importantes, c’est ça.»