/sports/hockey
Navigation

L’effet Martel a ses limites

Les Marquis encaissent une défaite crève-coeur dans le match ultime de la demi-finale

Marco Charpentier, des Éperviers, serre la main du pilote des Marquis, Richard Martel, au terme de la rencontre. Charpentier a évolué sous les ordres de Martel durant trois saisons avec le Drakkar de Baie-Comeau de la LHJMQ.
Photo collaboration spéciale, Roger Gagnon Marco Charpentier, des Éperviers, serre la main du pilote des Marquis, Richard Martel, au terme de la rencontre. Charpentier a évolué sous les ordres de Martel durant trois saisons avec le Drakkar de Baie-Comeau de la LHJMQ.

Coup d'oeil sur cet article

L’arrivée de Richard Martel derrière le banc des Marquis de Jonquière a eu un impact indéniable. Mais ce fut insuffisant pour empêcher l’équipe de s’incliner 4-3 à domicile en deuxième période de prolongation, dimanche, et de subir l’élimination contre les Éperviers de Sorel-Tracy.

Pour une deuxième année consécutive, le parcours éliminatoire des Marquis a pris fin en demi-finale. Les Éperviers de Sorel-Tracy remportent la série en sept parties et rejoignent les 3L de Rivière-du-Loup en finale.

Vincent Couture, sans aide, a jeté une douche froide sur les 3220 spectateurs à 9:24 de la deuxième prolongation en déjouant Loïc Lacasse entre les jambières à l’aide d’une feinte du revers après avoir évité de justesse un hors-jeu à la ligne bleue.

Marco Charpen­tier avait sauvé la mise des Éper­viers en comptant avec moins de deux minutes à faire à la troisième.

Défaite plus qu’honorable

«Quand on voit ça, ça prend un petit pourcentage de chance et là, ça n’a pas voulu parce que, pendant les deux périodes supplémentaires, on a eu les meilleures chances de compter, de loin. Eux ont fait un long jeu, comme ils le font, qui est très dur (à contrer) parce qu’ils ont des bons patineurs. Et ils l’ont eu», a réagi un Richard Martel émotif et à la voix diminuée.

Le pilote des Marquis ne pouvait pas en vouloir aux arbitres sur le but gagnant, mais il leur a reproché de ne rien avoir appelé en prolongation lorsque François Fortier a été clairement accroché au moment où il s’échappait seul devant Mathieu Dugas.

«Hors-jeu, pas hors-jeu, ce n’est pas là que je suis malheureux. C’est qu’il y aurait pu y avoir un lancer de punition sur François Fortier ou ils auraient pu nous donner un avantage numérique quand il s’est échappé. Tu ne peux pas ne pas appeler ça.»

Louanges

Cela étant dit, il n’avait rien à dire de négatif à propos de ses joueurs.

«Les joueurs qui sont dans notre vestiaire sont encore prêts à se sacrifier, à payer le prix, sans pratique ou presque durant la semaine. Dans tout ça, je peux tout simplement dire que je suis impressionné par la qualité des individus», a louangé le coach des Jonquiérois, qui a souligné la qualité du jeu offert par les deux équipes.

«J’espère faire réaliser qu’on peut amener dans la Ligue nord-américaine du hockey dur avec beaucoup d’intensité, mais le côté propre. Je suis convaincu qu’il y a plusieurs amateurs, qui ont vu 10 ans passés dans cette ligue-là, qui ont été complètement emballés. Trois matchs en trois soirs et les gars avançaient et étaient capables de créer des chances de marquer quand même. Je pense que c’est remarquable», a déclaré Martel.

 

Retour de l’entraîneur

« Ça augure bien »

Après la rencontre, Richard Martel n’a pas confirmé son retour à la barre des Marquis, mais c’était tout comme.

«Ça augure bien. C’est sûr que je vais prendre un petit répit quand même, mais comme j’ai dit, il n’y a rien de négatif dans ce que j’ai vécu. Au contraire»,

a-t-il répondu lorsque questionné sur le sujet, précisant qu’il se donnait deux semaines pour prendre une décision.

«Si je n’avais pas accep­té le poste, sachant la qualité de joueurs et d’individus qu’il y a dans le vestiaire, je m’en voudrais énormément», a-t-il avoué, visiblement ému.

«Une chance que j’ai dit oui parce que les gars m’ont accueilli d’une façon extraordinaire et ils voulaient vraiment gagner. (...) Je commence à sentir que l’entraîneur et les joueurs peuvent se rapprocher beaucoup plus que je l’ai fait dans le passé. (...) Je prenais beaucoup mes distances dans le junior. J’ai adoré me rapprocher des joueurs comme je l’ai fait.»

La passion...

Cette expérience lui a aussi rappelé à quel point il est toujours passionné par le coaching.

«J’ai tellement le feu en dedans de moi encore pour diriger. (Pendant) un an et demi, je ne savais plus trop. À un moment donné, je pensais que j’étais capable de laisser aller un peu, mais je me suis aperçu que le hockey, c’est beaucoup dans ma vie. C’est venu me chercher énormément», a partagé l’entraîneur chicoutimien, qui apprécie beaucoup le fait de pouvoir diriger dans sa région.

... Et la pression

«Je vous le dis, la Ligue semi-pro, je n’y aurais pas touché si ça avait été en dehors de la région. Les gens, ç’a été l’élément déclencheur. Les gens sont venus me chercher. Je ne pouvais pas backer. On dirait que c’était trop fort. Il y avait trop de vouloir. Je ne pouvais pas décevoir.»