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Des survivants en état de choc

Le décès des membres de la famille Laflamme-Mawn attriste une partie du globe

Pascal Laflamme a perdu sa conjointe Jennifer Mawn, 37 ans, et son fils Arthur, 12 ans, sous les décombres de leur appartement. Sa fille Laurie-Ann a survécu. Par ailleurs, les secouristes tentaient toujours, hier, de trouver des survivants du tremblement de terre.
Photo courtoisie Pascal Laflamme a perdu sa conjointe Jennifer Mawn, 37 ans, et son fils Arthur, 12 ans, sous les décombres de leur appartement. Sa fille Laurie-Ann a survécu. Par ailleurs, les secouristes tentaient toujours, hier, de trouver des survivants du tremblement de terre.

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Blessé et en état de choc, Pascal Laflamme revit sans cesse dans sa tête le tragique tremblement de terre qui lui a enlevé sous ses yeux sa femme et son fils, en Équateur.

Son père, Réal Laflamme, a réussi à lui parler au téléphone, lundi matin, pour la première fois depuis le séisme meurtrier de magnitude 7,8 qui a frappé l’Équateur, dimanche. Le moment a été marqué par l’émotion.

Pascal a perdu sa conjointe Jennifer Mawn, 37 ans, et son fils Arthur, 12 ans, sous les décombres de leur appartement. Sa fille Laurie-Ann et lui ont survécu, mais ils ont tout de même subi quelques blessures, en plus du traumatisme psychologique.

«On s’est parlé. Ce n’était pas facile, oh, non. Je pense que ça va prendre du temps avant qu’ils s’en remettent», a expliqué Réal Laflamme, relatant que son garçon était très bouleversé. «Il revit ces moments-là régulièrement. C’est atroce, c’est un drame. C’est vraiment tragique.»

La jeune fille a vu son frère mort et entendu sa mère crier, a décrit Réal Laflamme.

Sur place, ils sont entourés d’amis en plus d’avoir le soutien du Canada. «L’ambassade s’occupe de notre fils là-bas. Puis, ils sont plusieurs personnes dans la communauté. Il est entouré d’amis», indique-t-il, admettant que «pour l’instant, il ne veut pas voir personne».

Des témoignages de partout

Des témoignages de partout dans le monde ont fusé en hommage aux victimes. La famille Laflamme-Mawn ne laisse personne indifférent et semble avoir semé le bonheur partout sur son passage.

«Jennifer était une personne extraordinaire, elle était très franche, généreuse, un esprit très ouvert, à l’écoute de tous. Arthur était un petit garçon fidèle en amitié, apprécié et aimé de tous, plein de vie et très intelligent», a souligné Silvia Knauber, une amie de l’île Maurice, endroit où la famille a vécu avant de déménager, à l’automne, en Équateur.

Globe-trotteurs soudés

«C’est une famille extraordinaire, de vrais amis, une vraie famille unie et soudée», dit-elle. Même son de cloche à l’île de la Réunion, dans l’océan Indien, où le clan a vécu plusieurs mois. «La tragique disparition de Jennifer et du jeune Arthur nous plonge dans une grande tristesse», a signalé, par courriel, leur ami Raymond Lauret.

Les collègues de travail de Jennifer, à la Clinique de neuropsychologie qu’elle a fondée à Longueuil, sont aussi atterrés par son décès soudain. «Le séisme qui a frappé l’Équateur ce week-end a eu raison de cette inspirante globe-trotteuse et de son fils. Toutes mes pensées vont à la famille et aux proches de la famille», a indiqué Marc-Antoine Perreault sur Facebook.

CONTRIBUTION DE 1 M$ DU FÉDÉRAL

  • Le gouvernement Trudeau a annoncé une contribution de 1 M$ pour aider l’Équateur à se remettre du séisme ayant fait des milliers de blessés et des centaines de morts, dont deux victimes québécoises.
  • La famille n’a pris aucune décision quant à un possible rapatriement au Canada.

LE SÉISME

  • Au moins 350 morts
  • Plus de 2500 blessés
  • L’épicentre du tremblement de terre, dans la province de Manabi, de magnitude 7,8
  • La reconstruction du pays pourrait coûter des centaines de millions
  • Le plus gros séisme en 40 ans dans cette zone très sensible

— En collaboration avec Dominique Lahaye