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De retour de Belgique sans regret

Des étudiants en technique policière ont décidé de s’y rendre malgré les attentats

Les douze étudiants ont participé à un camp de formation paramilitaire avec des policiers belges.
Photo courtoisie Les douze étudiants ont participé à un camp de formation paramilitaire avec des policiers belges.

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Les attentats de Bruxelles, qui ont secoué l’Europe à la fin du mois de mars, n’ont pas découragé la douzaine d’étudiants en techniques policières du Collège d’Alma qui devait s’y rendre pour faire un stage. Ils sont d’ailleurs de retour de la Belgique, sain et sauf, sans aucun regret.

Après les attentats, les étudiants ont bien cru qu’ils ne pourraient pas profiter du stage qu’ils préparaient avec des policiers belges depuis plusieurs mois.

Le groupe s’est réuni d’urgence, immédiatement après les événements, afin d’évaluer les craintes de chacun des participants. Ils ont convenu ensemble, en établissant des mesures de sécurité précises, qu’ils se rendraient malgré tout à Liège, du 7 au 17 avril.

«Tout le monde voulait faire le stage et ça s’est super bien déroulé. Nous n’avons pas senti de danger. Il n’y a pas de crainte visible en Belgique, aucun état de panique. Ça semblait pire à la télévision. Là-bas, la vie continue», explique Sabrianne Deraps, participante au stage.

ENRICHISSANT

Les étudiants du Collège d’Alma ne voulaient pas rater l’expérience «extrêmement enrichissante» qui les attendait.

Pendant leurs voyages, ils ont visité trois commissariats afin d’échanger sur les pratiques policières de la Belgique, de l’Allemagne et des Pays-Bas.

«Nous connaissons maintenant différentes méthodes de travail, c’est gagnant pour nous», explique l’étudiante.

Toutefois, l’expérience qu’ils n’oublieront jamais c’est le camp de formation paramilitaire qu’ils ont fait avec des policiers belges. Pendant trois jours, ils ont mis en pratique différents apprentissages grâce à des jeux de rôle. Ils ont effectué différentes interventions: saisis de drogue, détection d’alcool au volant, analyse de scènes de crime.

«C’est une valeur ajoutée. C’est rassurant, nous avons plus d’expérience et de confiance. Je me sens plus prête pour les tests de sélection de Nicolet qui arrivent à grands pas», précise-t-elle.