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L’histoire tragique de John Kordic au petit écran

RDS présentera un documentaire sur l’ex-bagarreur

Le passage tumultueux de John Kordic (à droite) à Québec aura été tristement marqué par son renvoi au bout de quelques mois seulement, suivi de son décès dans des circonstances tragiques.
Photo d'archives, Le Journal de Québec Le passage tumultueux de John Kordic (à droite) à Québec aura été tristement marqué par son renvoi au bout de quelques mois seulement, suivi de son décès dans des circonstances tragiques.

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La carrière tumultueuse de l’ancien dur à cuire John Kordic, qui a fait sa renommée avec ses poings à Montréal avant de connaître une fin tragique à Québec, en 1992, sera racontée au petit écran par la bouche d’anciens entraîneurs, coéquipiers, proches et même un policier qui s’est rendu sur les lieux où il a rendu son dernier souffle.

Le documentaire Poing final — John Kordic retrace le parcours rocambolesque du hockeyeur dont le rôle principal était de jeter les gants, dans le contexte de la série 25 ans d’émotions.

Il sera d’abord présenté lundi (19 h) sur les ondes de RDS Info, avant d’être rediffusé vendredi (20 h 30), sur RDS.

Cette production évoque la vie mouvementée de Kordic, de ses années juniors avec les Winterhawks de Portland jusqu’à ses années dans la LNH avec le Canadien, les Maple Leafs, les Capitals et les Nordiques, jusqu’à la triste conclusion qui semblait presque inévitable.

«L’objectif derrière le documentaire n’était pas de prendre position ou d’y aller de grandes révélations, mais plutôt d’analyser les événements de manière objective grâce à des éléments mis à jour», a indiqué le réalisateur du documentaire, Philippe-André Moreau, citant notamment l’effet des commotions cérébrales, mieux connu aujourd’hui.

Un total de 18 intervenants se sont confiés à la caméra. L’éventail ratisse large, passant notamment de ses anciens entraîneurs Jean Perron et Pierre Pagé à d’anciens coéquipiers comme Mats Naslund, Chris Nilan ou Claude Lapointe, jusqu’à son ancienne fiancée à Québec, Nancy Massé.

«Après toutes ces années, la distanciation de l’événement amène les gens impliqués à se montrer plus ouverts. Le regard face à l’événement devient plus mature», estime M. Moreau.

Décès nébuleux

C’est à Québec que Kordic s’est éteint, le 8 août 1992, à la suite d’une surdose de cocaïne qui a entraîné un problème cardiaque, au motel Maxim, sur le boulevard Hamel. Une intervention musclée des services policiers avait été nécessaire pour maîtriser Kordic, qui a succombé par la suite, malgré le secours des services ambulanciers.

Les circonstances entourant sa mort semblaient nébuleuses à l’époque et, encore aujourd’hui, les différents intervenants consultés ne s’entendent toujours pas sur la cause du décès.

Tandis que le capitaine François Collin, alors policier patrouilleur, qui est intervenu pour tenter de maîtriser Kordic, clame toujours que le bagarreur était «hors de contrôle et hystérique», son bon ami Michel Labonté continue de prétendre que «la police a tué John Kordic, vous ne m’enlèverez pas ça de la tête».

Pour sa part, le réalisateur affirme que Poing final n’a pas été réalisé pour amener quiconque au banc des accusés, 24 ans plus tard.