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Une année exceptionnelle en vue

«Nous avons les conditions idéales», dit un producteur

La période d’ensemencement risque d’être retardée par la neige. Les propriétaires de bleuetières espèrent éviter toutefois le gel printanier.
Photo Roger Gagnon La période d’ensemencement risque d’être retardée par la neige. Les propriétaires de bleuetières espèrent éviter toutefois le gel printanier.

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Les producteurs de petits fruits, comme le bleuet, se réjouissent des températures des derniers mois. Le couvert de neige qui est arrivé avant le gel a protégé les plants, laissant présager une saison des plus florissantes.

«Nous avons les conditions de neige idéales pour protéger les bourgeons. De plus, le printemps tardif nous convient amplement. Ça retarde la floraison et évite un gel printanier», explique Marc Larouche, président du syndicat des producteurs de bleuets du Québec.

Chaque hiver, les producteurs de petits fruits surveillent de près les surprises que Dame Nature leur réserve.

Plusieurs facteurs peuvent endommager les récoltes, le gel et la sécheresse étant ceux qui occasionnent le plus de dégâts.

En 2015, les pertes dans les bleuetières représentaient 1,1 M$. C’est le nord du Lac-Saint-Jean qui avait été principalement touché par le gel hivernal.

«Ça fait 10 ans que nous avons des récoltes en dent de scie. Ce n’est pas facile, nous avons beaucoup de perte parce que la température n’est pas de notre bord», précise M. Larouche.

Les producteurs fondent beaucoup d’espoir sur la saison 2016.

«À ce jour, les conditions sont vraiment bonnes. On se croise les doigts pour la suite», ajoute-t-il.

Certaines bleuetières, très exposées au vent, ont déjà subi certains dommages en décembre dernier.

RETARD DANS LES SEMENCES

De leur côté, les agriculteurs ne veulent pas se réjouir trop vite puisque la neige, qui est toujours présente à ce temps-ci de l’année dans les champs, risque de retarder la période d’ensemencement. Habituellement, ils peuvent commencer les semailles du printemps au début du mois de mai. Toutefois, c’est le 15 mai qui demeure la date idéale pour avoir une bonne saison des récoltes.

«On sait que nous n’aurons pas d’avance cette année. On espère qu’on ne dépassera pas la troisième semaine de mai, sinon, les récoltes pourraient être trop tardives et entraîner des pertes importantes», mentionne Yvon Simard, président de l’Union des producteurs agricoles du Saguenay–Lac-Saint-Jean.