/entertainment
Navigation

Une prison virtuelle

L’artiste Joëlle Morosoli frappe l’imaginaire avec ses jeux d’ombre et de lumière.
photo courtoisie L’artiste Joëlle Morosoli frappe l’imaginaire avec ses jeux d’ombre et de lumière.

Coup d'oeil sur cet article

Le Centre national d’exposition de Saguenay vient de mettre à l’affiche jusqu’au 16 juin prochain Trame funeste, de la Française Joëlle Morosoli, à la Salle principale.

Il s’agit d’une proposition hors du commun, puisque l’artiste provoque l’imaginaire du visiteur en l’entraînant dans sa prison virtuelle.

Depuis près de 40 ans, l’artiste se démarque par sa démarche singulière. Sa nouvelle installation, Trame funeste, vient de prendre l’affiche au Saguenay et impressionne à bien des égards.

Cette œuvre d’art contemporaine, qui joue sur les illusions d’optique, invite le visiteur à se promener à travers un circuit peu commun.

Des fils partant du plancher font penser aux barreaux d’une cellule de prison et on devine des silhouettes humaines à travers, qui s’élancent dans l’air comme si elles cherchaient à s’évader.

Puis, la structure se déforme et les barreaux enlacent une personne accroupie dans le vide.

Cette prison est chimérique, tout comme les personnages piégés qui sont virtuels. «Cette cage illusoire créée de toutes pièces par nos peurs est plus aliénante qu’une prison de fer puisqu’il est impossible de s’en évader», au dire de l’artiste.

Un long parcours

Originaire de Strasbourg en France, Joëlle Morosoli vit maintenant à Montréal et détient un doctorat en esthétique, sciences et technologie des arts de l’Université Paris-8, en plus de son bac en arts plastiques de l’Université Laval.

Depuis plus de 20 ans, elle élabore des sculptures en mouvement sous forme d’installations.

Ses sculptures reposent sur une animation par le mouvement grâce à des moyens mécaniques et à ses jeux ­d’ombre et de lumière.

Elle compte à son actif plus de 30 expositions solos au Québec et au Canada. On trouve notamment de ses œuvres au Centre mère-enfant de Québec et au ­Palais des congrès de Gatineau.

L’exposition Trame funeste est présentée jusqu’au 16 juin dans la salle principale du Centre national d’exposition, situé à ­Mont-Jacob (Jonquière). Les heures d’ouverture sont du lundi au vendredi de 9 h à 17 h et le samedi et le dimanche de midi à 17 h. Info: 418 546-2177.

 
Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.