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SABSA en mode survie

SABSA en mode survie
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

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La clinique de soins SABSA dans la basse-ville de Québec entrera en mode survie à compter du 1er mai. Le financement de 300 000$ offert par la FIIQ est épuisé et le gouvernement refuse de prendre le relai.

«Il va falloir réduire un peu nos services et mettre davantage d'efforts sur notre campagne de financement», a déclaré, jeudi, Isabelle Têtu, infirmière praticienne à SABSA. La clinique coopérative n'a recueilli que 40 000 $ sur un objectif de 250 000 $ à atteindre d'ici la fin mai.

«SABSA a fonctionné avec des 10 000 $ et des 30 000 $ par année depuis 2011 (...) On a toujours réussi à s'organiser. On ne veut pas baisser les bras», a promis Mme Têtu qui était accompagnée des députées péquistes Diane Lamarre et Agnès Maltais.

Sans médecins

La clinique sans médecins est fréquentée par plus de 1500 patients provenant des quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur, des écorchés de la vie qui se présentent parfois sans carte d'assurance maladie et qui sont tout de même pris en charge. Plus de 50% ont été référés par des hôpitaux, des CLSC ou des pharmacies, a précisé Mme Têtu.

En octobre 2014, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) avait convenu de verser un coup de pouce financier de 300 000 $ à SABSA.

«On voulait faire la démonstration que si les infirmières prenaient plus de place dans le réseau de la santé, ça améliorerait l'accès aux soins. La démonstration est faite», a soutenu le porte-parole de la FIIQ, Manuel Dionne.

Refus de Barrette

Des discussions entamées depuis l'automne pour obtenir du financement du ministère de la Santé se sont soldées par un refus catégorique.

Le ministre Gaétan Barrette soutient que les services offerts par SABSA coûtent plus cher que dans le réseau de la santé «Je ne vais pas créer un réseau parallèle pour faire plaisir à un groupe d'intérêts qui va me coûter 45% plus cher», a martelé M. Barrette.

En plus de l'écart économique, Gaétan Barrette dénonce le problème idéologique lié à SABSA.