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Affichage en français: «un coup d’épée dans l’eau», selon la CAQ

La députée caquiste, Claire Samson
Photo d'archives, Le Journal de Québec La députée caquiste, Claire Samson

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Les modifications réglementaires dévoilées par la ministre Hélène David afin d’assurer la présence du français aux côtés des marques de commerce en anglais ne sont ni plus ni moins qu’un «coup d’épée dans l’eau», dénonce la Coalition avenir Québec.

Selon la députée caquiste Claire Samson, le gouvernement Couillard vient de rater une belle occasion d’assurer la prédominance du français sur les façades extérieures des commerces.

La porte-parole du parti de François Legault en matière de protection et de promotion de la langue française croit que Québec aurait dû obliger les entreprises qui affichent leur marque de commerce en anglais à ajouter un générique en français.

Si l’ajout d’un générique figure effectivement parmi les suggestions proposées par le gouvernement Couillard, les entreprises qui s’affichent en anglais pourront toujours s’en tirer en ajoutant tout simplement un descriptif, un slogan ou «une information portant sur les produits ou les services offerts», selon ce qui a été présenté mardi.

«Mettez une publicité en français dans la fenêtre ou un simple “Bienvenue” et on passe à un autre appel», a déploré la députée caquiste Claire Samson.

Une échappatoire

L’une des illustrations présentées par la ministre David mardi montre l’exemple d’un restaurant fictif, «La Comida Piquante», qui arrive à se conformer en affichant dans l’une de ses vitrines une simple description de son menu midi: «Soupe et Fajitas ou burritos 12,95 $».

«Ce que la ministre propose n’est rien d’autre qu’une échappatoire pour les entreprises qui s’affichent en anglais», croit Mme Samson.

Plutôt que de se limiter à modifier la Charte de la langue française, le gouvernement aurait dû aller plus loin en modifiant la loi 101, plaide de son côté l’opposition péquiste.

«C’est trop peu, trop tard», a indiqué mardi le député et critique péquiste en la matière, Maka Kotto. [...] Sans une modification à la loi 101, des contestations du règlement seront toujours possibles, et son application restera soumise à la bonne volonté des entreprises.»

À ceux qui lui reprochent de ne pas en faire assez, «il y aura toujours des gens qui auraient voulu qu’on aille plus loin, des gens qui auraient voulu qu’on aille moins loin. Nous sommes très fiers de ce que nous faisons», a répliqué la ministre David, en marge du conseil des ministres.

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