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Campagne téléphonique d’Uber: Daoust inébranlable

Jacques Daoust
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Jacques Daoust

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La campagne téléphonique d’Uber ne changera pas l’avis du ministre des Transports Jacques Daoust, qui déposera un projet de loi pour contrôler l’entreprise la semaine prochaine.

«Pensez-vous vraiment que ça va me faire changer d’idée?» a-t-il affirmé lors d’une entrevue avec Le Journal.

Le Journal a révélé mercredi que Uber paie la firme de sondage CROP pour inciter les Québécois à appeler les élus afin de faire pression sur le gouvernement Couillard. Le processus déployé est simple: un employé de CROP contacte les citoyens et leur propose de les transférer au bureau de leur député.

#ProUberQc

Uber Québec a confirmé qu’elle faisait appel à CROP. «Les Québécois qui se mobilisent au-delà de toutes attentes et ont placé des dizaines de milliers d’appels ou de correspondances auprès de leur député», s’est félicitée l’entreprise.

Elle soutient que cela fait partie de sa campagne #ProUberQc.

Pour Jacques Daoust, c’est la démonstration que «C’est une multinationale avec des moyens de multinationale» qu’on est loin «de l’économie de partage».

«La seule chose que ça démontre, c’est qu’Uber est prêt à mettre beaucoup d’argent pour que rien ne change. C’est la preuve que c’est très payant ce qu’ils font chez nous, parce qu’ils ne paient pas de taxes», a-t-il pesté.

Jacques Daoust déposera son projet de loi sur l’industrie du taxi la semaine prochaine. Le Journal révélait que le ministre des Transports souhaitait s’inspirer de l’entreprise Téo Taxi, de l’ex-dragon Alexandre Taillefer, et obliger les chauffeurs d’Uber à louer des permis. Québec veut également les forcer à payer la TPS et la TVQ sur chaque course.

Uber a déjà signifié qu’elle quitterait le Québec si cette solution était mise en place. M. Daoust a néanmoins abandonné l’idée de racheter les permis de taxi, jugée «trop complexe».

De son côté, la péquiste Martine Ouellet a dénoncé la «désinformation d’Uber» en affirmant que la pratique d’appels téléphoniques massifs est «extrêmement questionnable». Les représentants de l’industrie du taxi ont déposé une plainte au commissaire au lobbyisme.