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Des œuvres qui valent le détour

Le Centre national d’exposition sort l’œuvre de Jean Soucy de la clandestinité.
Photo Courtoisie Le Centre national d’exposition sort l’œuvre de Jean Soucy de la clandestinité.

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Le Centre national d’exposition continue de surprendre avec deux nouvelles installations vraiment particulières, puisque l’une dévoile un «peintre clandestin», alors que l’autre fait découvrir la richesse d’une technique picturale japonaise!

Dans un premier temps, on présente, pour encore un mois, l’exposition Jean Soucy — Peintre clandestin. Du côté de la salle Les Amis du CNE, les spectateurs découvriront l’univers de la peintre Yolande Bernier à travers son exposition Nihonga — Lumière d’origine.

Après avoir été présentée avec succès à Montréal, l’installation consacrée à Jean Soucy (1915-2003) présente l’œuvre personnelle de l’artiste et son apport aux collections publiques nationales. Cet ancien directeur de musée, artiste et collectionneur a ouvert aux jeunes les portes du marché muséal, en plus d’avoir imprégné de sa technique la modernité picturale au Québec.

60 œuvres

À travers la présentation d’une soixantaine d’œuvres, de nombreux documents et artefacts, les visiteurs sont amenés à découvrir la riche carrière de cet artiste encore méconnu.

Ces œuvres sont accompagnées d’un catalogue qui permet aux visiteurs de se familiariser avec un volet peu étudié de l’histoire de l’art au Québec et à Québec.

Durant cette période charnière, correspondant aux années 1940 à 1960, on a vu des artistes tels Jean Soucy s’affranchir de l’académisme classique pour se distinguer au gré de leur subjectivité.

Après un demi-siècle de clandestinité, l’œuvre de Jean Soucy fait l’objet en 2016 et 2017 d’une tournée à travers le Québec. Après le Saguenay, elle s’arrêtera à la Villa Bagatelle, à Québec.

L’exposition de la Québécoise Yolande Bernier vaut aussi le détour. Cette peintre qui vit à Saint-Jacques-de-Leeds, dans la région de Chaudière-Appalaches, se consacre à son art depuis sa première formation en arts visuels à l’Université Laval.

Lors d’un séjour au Japon, elle recevra une formation à l’Université de Tokyo pour parfaire sa pratique de la nihonga, qui fait référence à un procédé ancien de peinture, spécifique pour l’usage des minéraux.

L’exposition Nihonga — Lumière d’origine caractérise bien le parcours de l’artiste qui explore une esthétique du temps et une occupation de l’espace, le plein et le vide, le tout spécifique aux anciennes sagesses de l’Orient.

 

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