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Gilles Lépine troque le rouge pour le bleu

Le grand manitou des sports de l’UL part pour UBC

Gilles Lépine<br />
Thunderbirds, UBC
Photo UBC Gilles Lépine
Thunderbirds, UBC

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Associé au Rouge et Or de l’Université Laval depuis le milieu des années 70, Gilles Lépine enfilera de nouvelles couleurs à partir du mois de juillet. Le grand manitou du programme d’excellence sportive lavallois a été nommé directeur athlétique senior chez les Thunderbirds de l’UBC.

Lépine abandonne aussi son poste de directeur adjoint du Service des activités sportives de l’Université Laval. Il occupait ce poste et celui de responsable des équipes sportives du Rouge et Or depuis 2004. Ce n’est pas sans peine qu’il quitte l’établissement universitaire de Québec.

«C’est énorme de quitter, c’est crève-cœur, mais il fallait que je le fasse pour vivre une autre aventure. Cela dit, je ne quitte pas Québec. Je m’en vais vivre une nouvelle expérience. Le Rouge et Or sera toujours imprégné en moi», a déclaré l’homme de 61 ans en conférence téléphonique après avoir été présenté à la presse de Vancouver.

Plusieurs candidats

Lépine a traversé un rigoureux processus de sélection avant d’obtenir l’emploi. «Une centaine de candidats au début, puis ça a passé à 18, cinq et deux. C’est flatteur. Ils ne sont pas nombreux, les francophones occupant des postes importants dans d’autres universités [au pays]. La réputation du Rouge et Or dépasse nos frontières régionales et provinciales.»

Les Thunderbirds avaient commencé à sonder l’intérêt de cet ancien volleyeur du Rouge et Or, qui a aussi dirigé les équipes féminine et masculine du programme, à la dernière finale de la Coupe Vanier, que l’UBC a remportée sur le terrain du PEPS, en novembre. «À ce moment, je leur avais dit que j’étais tellement bien à Laval, mais qu’il y avait une seule place que je pouvais regarder et c’était UBC», a révélé Lépine.

Les discussions avec sa famille et ses enfants ont par la suite confirmé son désir de relever un nouveau défi. À plus de 5000 km, dans une autre province et dans une ville anglophone.

Loin des sentiers battus

Même s’il maîtrise la langue de Shakespeare, Lépine ressent une certaine nervosité à l’idée d’en faire désormais son premier outil de travail.

«Ma femme est parfaitement bilingue et ma fille étudie pour devenir prof d’anglais. Elle m’a dit que ça irait bien! Je n’aurais pas anticipé travailler en anglais il y a quelques années. On dit que le bonheur est en dehors de la zone de confort. J’aurai un pied en dehors de la zone de confort!» a lancé Lépine, qui se donne trois mois pour être pleinement à l’aise.

Lépine commencera à l’UBC le 11 juillet prochain. D’ici là, il veut «bien tourner la page» avec Laval jusqu’à la fin mai.