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Ils marchent pour sauver SABSA

Les manifestants interpellent le ministre Barrette pour qu’il garde la clinique en vie

Sous la pluie battante, les participants à la marche de solidarité de dimanche scandaient: «Sauvons SABSA» en brandissant des pancartes avec des slogans plaidant pour la sauvegarde de la clinique de proximité. La députée de Taschereau Agnès Maltais a pris la parole à cette occasion. La marche s’est terminée devant l’Assemblée nationale.
Photo Aurélie Girard, agence qmi Sous la pluie battante, les participants à la marche de solidarité de dimanche scandaient: «Sauvons SABSA» en brandissant des pancartes avec des slogans plaidant pour la sauvegarde de la clinique de proximité. La députée de Taschereau Agnès Maltais a pris la parole à cette occasion. La marche s’est terminée devant l’Assemblée nationale.

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Environ 150 personnes se sont mobilisées, dimanche après-midi, en participant à la marche pour la sauvegarde de SABSA, cette clinique de proximité de la basse ville sous respirateur artificiel par manque de financement.

«Tout le monde nous soutient, il ne manque que les deux principaux intéressés, le premier ministre Philippe Couillard et le ministre Gaétan Barrette», lance Isabelle Têtu, cofondatrice et infirmière praticienne spécialisée à la Coopérative de solidarité Service à bas seuil d’accessibilité (SABSA).

Sous la pluie battante, les participants à la marche de solidarité de dimanche scandaient: «Sauvons SABSA» en brandissant des pancartes avec des slogans plaidant pour la sauvegarde de la clinique de proximité. La députée de Taschereau Agnès Maltais a pris la parole à cette occasion. La marche s’est terminée devant l’Assemblée nationale.
Photo Aurélie Girard, agence qmi

En mars dernier, un sondage a révélé que 80 % des répondants appuient SABSA, a rappelé Linda Lapointe, représentante sur place de la Fédération interprofessionnelle de la santé de Québec (FIQ).

Sous la pluie battante, les participants à la marche scandaient «Sauvons SABSA», brandissant des pancartes avec des slogans plaidant pour la clinique de proximité.

Cette marche avait pour but d’interpeller le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, afin qu’il réalise l’importance de la survie de la clinique, mais aussi celle de faire mousser la campagne de financement en cours, propulsée également sur le site de La Ruche. Un objectif de 250 000 $ est souhaité, d’ici la fin du mois. Un peu moins de 75 000 $ ont été amassés à ce jour.

Une pétition de 8889 signatures pour le maintien de SABSA a également été déposée à l’Assemblée nationale.

Sous la pluie battante, les participants à la marche de solidarité de dimanche scandaient: «Sauvons SABSA» en brandissant des pancartes avec des slogans plaidant pour la sauvegarde de la clinique de proximité. La députée de Taschereau Agnès Maltais a pris la parole à cette occasion. La marche s’est terminée devant l’Assemblée nationale.
Photo Aurélie Girard, agence qmi

Barrette attendu

Parmi les marcheurs se trouvait Agnès Maltais, députée de Taschereau. «Le ministre Barrette refuse d’aider SABSA qui pourtant fait économiser et donne un excellent service», se désole-t-elle. Mme Maltais a rappelé que vendredi dernier le ministre de la Santé s’est engagé à rencontrer l’infirmière Isabelle Têtu.

«Publiquement, je lui dis: “M. Barrette, il faut absolument que vous teniez votre promesse et alliez voir sur place comment les gens ont besoin de cette clinique”», insiste la députée.

Le CLSC pas à la hauteur

Hélène Caya, une patiente de la clinique, craint de ne plus recevoir de soins si SABSA ferme ses portes. «Je suis allée au CLSC et je n’ai pas reçu les soins dont j’avais besoin. J’ai failli mourir», s’indigne-t-elle, préférant rester discrète sur la nature de ses problèmes de santé. Ex-toxicomane, elle indique avoir été soignée dans le respect chez SABSA.

«Ce sont des gens dévoués à la santé, sans préjugés», souligne Mme Caya.

Clinique de proximité sans médecins

  • En service depuis 18 mois
  • 1600 cas en consultation

Prise en charge des patients délaissés par le système et qui présentent de nombreuses problématiques, telles que toxicomanie, santé mentale et itinérance

Présence d’une infirmière praticienne spécialisée en première ligne

Risque la fermeture, par manque de financement

A été financée par la FIQ pendant deux ans (300 000 $), mais celle-ci ne peut plus contribuer