/lifestyle/health
Navigation

La puberté arrive-t-elle désormais plus tôt?

Group of elementary school friends
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

Jocelyne, 44 ans, de Québec, demande si la puberté chez nos jeunes filles est plus précoce aujourd’hui.

D’abord, il faut considérer que s’il existe un domaine où filles et garçons diffèrent, c’est bien celui-là. Tous s’accordent pour dire que la puberté arrive plus tôt chez la fille que chez le garçon. De plus, la médecine avait toujours considéré que, chez la fille, une puberté qui commençait avant l’âge de huit ans était précoce. Il semble bien qu’il faille réévaluer ce seuil de nos jours et le placer vers l’âge de sept ans ou même, dans certains cas, de six ans.

Il faut noter que la puberté précoce est un phénomène quasi exclusivement féminin, car elle ne se produit qu’exceptionnellement chez le garçon et elle résulte alors d’une pathologie (maladie). Par contre, chez les filles, la puberté précoce n’est pas liée à une maladie.

Bien avant les menstruations

Bien des jeunes croient à tort que la puberté chez la fille commence avec le début des menstruations. En réalité, la puberté commence bien avant, soit avec les premiers signes qui indiquent que le corps amorce sa transformation. Le processus est enclenché par l’hypophyse, cette petite glande située dans le cerveau et qui sécrète une hormone (FSH, pour Follicular Stimulating Hormone). Celle-ci portera le message à diverses autres glandes, dont les glandes mammaires et les ovaires. D’abord, ce seront les mamelons qui feront saillie. Suivra l’apparition des poils dans la région du pubis et sous les aisselles. Durant cette période, l’utérus et les ovaires se développent aussi sous l’influence des estrogènes.

Deux ou trois ans plus tard, les premières menstruations suivront. Au début des années 1900, l’âge moyen de la puberté chez les filles se situait entre 12 et 13 ans et les premières menstruations apparaissaient vers 14 ou 15 ans. Vers les années 60, les filles commençaient leur puberté en moyenne vers 9 ou 10 ans. Cependant, plusieurs études récentes ont démontré que près de 7 % des fillettes amorçaient leur puberté à 7 ans, 50 % à l’âge de 8 ans et 77 %, à l’âge de 9 ans. Rappelons que nous ne parlons pas ici des premières menstruations, mais de l’apparition des premiers signes de la puberté.

Se préparer pour la grossesse

Effectivement, il semble bien que la puberté se produise de plus en plus jeune chez nos demoiselles. On ignore pour l’instant ce qui dicte à l’hypophyse le signal de départ qui conduira à la puberté. Par contre, nous savons que l’organisme de la femme doit acquérir une certaine quantité de réserves afin d’être prêt à une éventuelle grossesse.

La grossesse, l’accouchement et la lactation exigent beaucoup d’énergie, et ce, pour une longue période de temps (plus de deux ans si on parle du début de la grossesse jusqu’à la fin de l’allaitement). Le corps devrait donc avoir suffisamment de combustible emmagasiné pour quelques années avant d’entreprendre sa fonction reproductrice. Les réserves en combustible de l’organisme humain sont surtout constituées de graisse.

Des chercheurs ont d’ailleurs mis en lumière le rôle d’une hormone, la leptine, produite par les cellules de la graisse blanche (cellules adipeuses). Plus il y a de cellules adipeuses remplies de gras, plus il y aura de leptine en circulation dans le sang. À partir d’un certain seuil, l’hypophyse se mettra en action. Il faut aussi considérer que la leptine n’est pas la seule responsable sur le plan biochimique, car les taux de glucose sanguin, d’insuline et d’acides gras sont aussi concernés.

 

Que faire lors d’une baisse de tension ?

Robert, 63 ans, de Saint-Romuald, demande quel est le bon geste à faire auprès d’une personne ayant un malaise à la suite de la baisse de sa pression artérielle.

Lorsqu’une personne s’évanouit à cause de l’hypotension, il faut élever ses jambes plus haut que la cage thoracique afin de faciliter le retour du sang au cerveau, ce qui rétablira la situation immédiatement. Il ne faut surtout pas élever sa tête, ce qui aura l’effet inverse. Une fois que la personne a repris connaissance, invitez-la à rester étendue pendant au moins 15 à 30 secondes, puis aidez-la à s’asseoir et à rester assise pendant 15 autres secondes. Finalement, elle pourra se relever et continuer ses activités. Si, en relevant les jambes de la personne, celle-ci ne reprend pas connaissance dans les secondes qui suivent, appelez les services d’urgence.