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La Fédération des médecins omnipraticiens pourrait recourir à des moyens légaux

Le porte-parole de la FMOQ, Jean-Pierre Dion.
Photo courtoisie Le porte-parole de la FMOQ, Jean-Pierre Dion.

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La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) pourrait recourir à des moyens légaux si le ministère de la Santé ne résout pas rapidement les problèmes rencontrés par de jeunes médecins dans différentes régions du Québec.

«Nous faisons des vérifications légales à ce sujet. Nous avons convenu, aujourd’hui (hier), avec des représentants du ministère de la Santé de leur transmettre, mercredi, la liste de sept à huit médecins qui vivent des situations problématiques et pour lesquels nous demandons des dérogations», signale le porte-parole de la FMOQ, Jean-Pierre Dion.

Alors qu’ils ont signé un contrat avec un hôpital pour travailler à l’urgence, de jeunes médecins se voient forcés de prendre aussi en charge jusqu’à 500 patients en cabinet, en vertu des nouvelles règles imposées par le ministre Barrette.

«Ces règles mur à mur n’ont pas de sens. On s’attend à des développements cette semaine de la part du ministère de la Santé. On espère qu’il va entendre raison», souligne M. Dion.

Désarroi

On a porté à l’attention de la FMOQ un cas, à Dolbeau, au Lac-Saint-Jean, où le ministère refuse un poste supplémentaire à l’urgence. Or, il y a seulement 150 patients inscrits au guichet régional d’accès à un médecin de famille. Au surplus, deux médecins arrivent sur place pour prendre en charge ces patients en cabinet, rapporte M. Dion.

Dans une lettre dont Le Journal a obtenu copie, trois jeunes médecins de Drummondville ont lancé récemment un appel à l’aide au président de la FMOQ, le Dr Louis Godin. «Inscrire 500 patients en douze mois relève de l’exploit si on veut faire une prise en charge déontologiquement responsable. Si on rajoute la participation sur une liste de garde en établissement, c’est voué à l’échec», dénoncent ces médecins en plein désarroi.