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D’ex-députés appuient Hivon

Serge Ménard et Marie Bouillé vantent ses qualités de parlementaire

Veronique Hivon
photo simon clark La députée et aspirante-chef du Parti québécois Véronique Hivon, ici entourée du chef intérimaire Sylvain Gaudreault et du député Jean-François Lisée, bénéficie de l’appui d’une dizaine d’anciens parlementaires.

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Une dizaine d’anciens parlementaires, dont Serge Ménard et Linda Goupil, vont appuyer la candidature de Véronique Hivon comme chef du parti, selon les informations obtenues par Le Journal.

D’autres anciens ministres ou députés, Élizabeth Larouche, Gilles Chapadeau, Mathias Rioux, Marie Bouilllé, Roland Richer, Cécile Vermette et Lucie Papineau, donneront aussi leur soutien à Mme Hivon.

L’ancien ministre de la Sécurité publique Serge Ménard, contacté par le Bureau parlementaire, décrit Mme Hivon comme «le modèle de comment on doit faire de la politique». À son avis, elle est la meilleure candidate pour convaincre «les jeunes qui ont de l’idéal».

Véronique Hivon a été ministre déléguée à la Santé publique et à la Protection de la jeunesse sous l’éphémère gouvernement Marois.

« Performance exceptionnelle »

Son manque d’expérience ministérielle peut-il lui nuire? «Elle a autant d’expérience qu’en avait Robert Bourassa quand il est devenu premier ministre. C’est une question d’âge. Le peu de temps où elle a été ministre, elle a performé de façon exceptionnelle», a rétorqué Serge Ménard.

«Elle n’a pas les vieux réflexes de présenter son adversaire comme le mal incarné et le bien de son côté. Je compte sur elle.» — Serge Ménard, ancien ministre de la Sécurité publique
Photo d'archives
«Elle n’a pas les vieux réflexes de présenter son adversaire comme le mal incarné et le bien de son côté. Je compte sur elle.» — Serge Ménard, ancien ministre de la Sécurité publique

Mme Hivon est une ancienne employée du cabinet de M. Ménard, qui la voyait comme une attachée politique très intelligente, mais «extrêmement discrète». «J’ai été très étonné qu’elle se lance en politique», a-t-il noté. Il estime qu’elle n’a pas pris les mauvais plis de la politique partisane, ces «vieux réflexes de présenter son adversaire comme le mal incarné et le bien de ton côté».

Rapatrier des gens

D’autres «ex» voient aussi Mme Hivon comme une candidate qui pourrait récupérer ceux qui ont déserté le Parti québécois dans les dernières années. Selon l’ancienne députée d’Iberville Marie Bouillé, elle va rapatrier «les gens qui sont désabusés de la politique, qui en ont ras le bol des propos méprisants et agressifs». «Bien des politiciens disent qu’ils veulent changer le ton. Elle le fait», pense-t-elle.

Mme Bouillé estime que la députée de Joliette est une «leader atypique». «Ça peut être intéressant de voir une femme comme Véronique face à Philippe Couillard, qui est assez chirurgical dans ses interventions, et au Dr Barrette, qui a un style assez agressif. Le contraste va être évident», a-t-elle ajouté.