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Bras de fer entre Barrette et les pharmaciens

L’AQPP décidée à enclencher des procédures légales

«On souhaite régler notre différend avec le ministre Barrette autrement que par les tribunaux», affirme le président de l’AQPP, Jean Thiffault.
Photo Annie t. roussel «On souhaite régler notre différend avec le ministre Barrette autrement que par les tribunaux», affirme le président de l’AQPP, Jean Thiffault.

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Les pharmaciens propriétaires espèrent toujours un signal positif du ministre Barrette, à quelques heures de l’échéance de l’avis de différend déposé pour le non-respect de l’entente signée en juin 2015.

«C’est un peu à l’image du ministre d’attendre à la dernière minute. Avec cet avis de différend, on l’invitait à négocier. On a fait une relance il y a deux semaines. Nous avons été bons joueurs. On attend toujours un retour de la part du ministre», a exposé, jeudi, le président de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP), Jean Thiffault

L’AQPP a fait appel à l’ex-premier ministre Lucien Bouchard pour la représenter en compagnie de Me Jean-Philippe Groleau.

À défaut d’une ouverture de la part de M. Barrette, les procureurs des pharmaciens propriétaires enclencheront des procédures légales au début de la semaine prochaine.

En juin 2015, le gouvernement s’est engagé à déplafonner les allocations professionnelles sur une période de trois ans, en compensation des baisses de rémunération consenties par les pharmaciens

Or, le ministre Barrette a limité le déplafonnement à 25 % sur six mois, à compter du 28 avril 2016, puis à 30 % pour les trois mois suivants.

«Le ministre est revenu sur sa parole sous prétexte que le contexte avait changé. La logique et le respect auraient voulu qu’il nous appelle, afin de s’asseoir ensemble et trouver une méthode pour s’en sortir», dénonce M. Thiffault.

David contre Goliath

L’AQPP s’est abstenue de témoigner en commission parlementaire, jeudi, sur le projet de loi 92.

«On appuie le principe du projet de loi qui étend les pouvoirs de la Régie de l’assurance-maladie du Québec. Si on veut un pouvoir dissuasif, les amendes doivent l’être aussi. Elles doivent également viser les tiers, grossistes, grandes chaînes, avec lesquels les pharmaciens transigent au quotidien, car c’est David contre Goliath», a insisté M. Thiffault.

 

Pharmacies au Québec

  • 2048 pharmaciens propriétaires
  • 1866 pharmacies
  • Salaire annuel moyen: 185 000 $
  • 25 % des pharmacies en situation financière difficile
  • 13 % en situation précaire
  • Vente de médicaments: 82 % du chiffre d’affaires

Source: AQPP