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Enjeux éthiques: Don d'organes et aide médicale à mouri

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Les cas de patients qui bénéficient de l’aide médicale à mourir et qui voudraient faire un don d’organes soulèvent de sérieuses questions éthiques, alors qu’aucun protocole n’est en place pour encadrer ces demandes.

«Pour quelqu’un qui a décidé de mettre fin à ses jours [...] Ça pourrait donner un sens très positif à sa mort», a dit Jacques T. Godbout, de l’Institut national de la recherche scientifique.

Hier à l’ACFAS, la Commission de l’éthique en science et en technologie a rendu public le rapport «Enjeux éthiques liés au don d’organes en contexte d’aide médicale à mourir».

« Aucun protocole »

«Il n’y a en effet aucun protocole ou procédure en place, ni pour discuter avec le patient de sa demande, ni pour permettre d’aborder le sujet lorsque sa décision est définitive et qu’elle répond aux critères spécifiés dans la loi», indique le rapport.

Cinq recommandations ont été émises pour encadrer ces demandes futures. Parmi elles, on note l’importance de ne pas faire pression sur les patients. On demande aussi que les familles soient accompagnées et que le personnel soignant soit bien formé.

La loi sur les soins de fin de vie est entrée en vigueur en 2015. Les patients qui répondent à plusieurs critères, dont être souffrant et en fin de vie, ont ainsi droit à l’aide médicale à mourir.

Selon la Commission, une faible minorité des patients malades en fin de vie seraient aptes à donner des organes de bonne qualité.

Depuis décembre dernier, une cinquantaine de Québécois ont reçu l’aide médicale à mourir.