/news/transports
Navigation

Projet de loi 100: Uber n'annonce pas immédiatement son départ du Québec

Bloc Uber Taxi
Photo Reuters

Coup d'oeil sur cet article

La multinationale Uber n’a pas l’intention d’annoncer son départ du Québec, du moins à court terme.

Après avoir pris connaissance du projet de loi 100 déposé mercredi matin par le gouvernement Couillard à l’Assemblée nationale, la direction d’Uber au Québec dit préférer attendre quelques jours avant de prendre une décision finale.

«Nous commenterons en détail au cours des prochains jours afin d’expliquer aux Québécois les conséquences de ce projet de loi», a indiqué au Journal le porte-parole d’Uber au Québec, Jean-Christophe de Le Rue.

Uber dit vouloir vérifier les implications pour près d’un demi-million d’utilisateurs et les milliers de partenaires-chauffeurs qui comptent sur la plate forme technologique Uber pour boucler leurs fins de mois au Québec.

Il faut dire que le gouvernement attaque de front le «modèle Uber» avec un projet de loi musclée qui lui permettra de saisir des véhicules, suspendre des permis de conduire et donner des amendes pouvant atteindre 25 000 $.

Québec considère maintenant Uber comme un intermédiaire du taxi.

Tous les conducteurs d’Uber devront également avoir une immatriculation de classe «T» sur leur automobile et réussir un cours d'une durée de 110 heures.

Uber devra aussi récolter la TPS et la TVQ sur chaque course et louer des permis pour ses chauffeurs. Le ministère estime que le coût de la location est de 300 $ par semaine à Montréal.