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Bye Uber.

Jacques Daoust
Photo Simon Clark

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Québec a pris la bonne direction. J'avais exprimé ici mon opposition au laissez-faire du gouvernement québécois dans le dossier de la soi-disant économie de partage. Je suis satisfait que les Libéraux provinciaux aient pris un autre virage.

Le bonhomme sept-heures.

Le devoir de critiquer quand on n'est pas content entraîne l'obligation d'applaudir quand on est d'accord. Je salue donc la décision de Québec de ne pas se laisser écraser par les gros chars d'Uber. Je suis soulagé que des têtes sensées ne se soient pas laissé enfirouaper par les promesses de modernité ou les frousses de l'inéluctable. Pfiou! On s'est fait dire que ce serait terrible de ne pas faire comme tout le monde. Mis à part que la plupart des villes canadiennes et américaines n'ont pas mordu à l'hameçon des libertariens à-gogo, je n'ai jamais compris, et encore moins accepté, que quiconque, individu ou collectivité, soit obligé de faire quelque chose tout simplement parce que d'autres le font. Je laisse ça aux moutons, à quatre ou deux pattes.

L'avenir est aux jeunes...

Je retiens de ce chapître que l'aile jeunesse du PLQ a encore une fois démontré qu'elle est la frange la plus à droite du parti. Ces leaders de demain pensent que le service d'Uber est, ma foi, essentiel dans un monde moderne. Les Jeunes Libéraux, paraît qu'il y en a en masse, ont déjà condamné la sécurité d'emploi dans la fonction publique, rejeté la formule Rand qui rend obligatoire la cotisation syndicale dans une entreprise légalement et légitimement syndiquée et ils et elles s'opposent à la création d'un registre québécois d'armes à feu. Je répète que je suis soulagé de l'orientation du gouvernement dans le dossier d'Uber, mais je garde un oeil dans le rétroviseur pour les chauffards qui vont suivre.